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samedi 11 novembre 2017

Ça caille à l'étage

Le trou d'aération sur mon nouveau four est dans le couvercle. Par le passé, j'utilisais des fours avec le(s) trou(s) d'aération sur le côté ou dans le sol, avec ou sans plaque glissante permettant de fermer le trou. Je connais aussi quelqu'un qui n'a pas de trou dans son four électrique. Je ne vois pas pourquoi les fabricants ne rajoutent pas systématiquement le trou et un système de fermeture pour ce trou, car il me semble nécessaire d'évacuer les gazes lors de la cuisson biscuit (donc, mieux avec un trou) ainsi que de refermer ce trou quand on fait des cuissons d'émail afin d'avoir des températures plus ou moins similaires à tous les étages du four.

En changeant de four, je m'étais dit que je verrais peut être des différences dans mes émaux. Effectivement, j'ai eu deux problèmes. Dès fois mon bleu, composé d'une couche de rouge de fer et une couche de nacré (titane), faisait des trous d'épingle.








Et mon émail blanc avait parfois l'air sous-cuit.

Il était rugueux et parfois faisait même des grosses bulles, surtout là où l'émail était épais...


...ou alors l'émail se retirait par endroits.












J'ai décidé de ne plus mettre les pièces émaillées en blanc sur l'étage supérieur du four. J'ai recuit les pièces en les mettant sur un étage plus bas du four et l'émail s'est étalé correctement. Hourrah pour la recuisson !

Il y a un mois, ne sachant pas quoi mettre sur l'étage maudit du four, j'y ai placé les mugs bleus aux trous d'épingles pour une deuxième cuisson, sans trop y croire. Ça a très bien marché, plus de trous... mais le bord des mugs est devenu jaune. Ça me rappelle des tests d'émaux que j'avais fait en 2016 avec fer+titane où, au lieu d'obtenir du bleu, j'ai eu du brun, du jaune, et du violet... à peu près tous les tons qu'on voit sur mes mugs recuites.











Je pense que le bleu est plus impacté par l'application de l'émail que par les différences de température dans mon four. J'ai lu quelque part que les trous d'épingle peuvent être un problème quand on applique une deuxième couche d'émail avant le séchage de la première couche. Depuis deux cuissons, j'applique ma première couche et ensuite j'attends 24h avant d'appliquer la deuxième. Pour l'instant, ça marche.


Depuis mes deux dernières cuissons, j'ai aussi une nouvelle démarche qui me permet de charger le four entier sans problèmes de température :
- Je remplis le four jusqu'à l'avant-dernière étage avec des pièces émaillées (biscuitées).
- Sur l'étage supérieure, je fais cuire en mono-cuisson des pièces en porcelaine-papier.
- Je lance le four (électrique) en heures creuses, avec le trou ouvert pour que les gazes des pièces en mono-cuisson sortent.
- Je dors un peu.
- Le four me réveille au milieu de la nuit. Je traverse la courette sous les étoiles pour boucher le trou avec un morceau de fibre couvert d'un morceau de plaque.
- Je finis ma nuit. Au réveille, je bois mon café dans ma tasse de G. Heizmann achetée cet été à Tréguier.
- J'attends (toute excitée) le jour suivant pour ouvrir le four et voir si les porcelaines ont pété et si mon bleu est comme je le veux.

En ce qui concerne la porcelaine-papier, c'est une technique que j'avais laissée de côté le temps d'ouvrir la boutique et d'organiser ma production. (Plus d'infos sur cette technique dans ce billet de 2016.) En octobre j'avais enfin le temps de faire une barbotine de porcelaine-papier et avec deux autres potières du coin nous avons fait quelques pièces. Pour l'instant je n'en ai cuit que quelques unes, mais je suis assez contente des résultats de ces porcelaines cuites à l'étage froid du four !





jeudi 12 janvier 2017

Une nouvelle année !

Ça y est, c'est 2017 !

En janvier 2015, je suis venue pour la première fois à Ger pour un entretien avec l'équipe du Musée de la Poterie, et au printemps, nous nous sommes installés à la pépinière du musée pour une période de 23 mois. Depuis le début, j'avais le projet d'ouvrir une boutique à la suite de la pépinière. C'est facile de dire "j'ouvre une boutique," mais ensuite, il faut le faire. En octobre, sachant que la pépinière prendrait fin en mars, je commençais à avoir peur qu'on ne trouvera rien d'approprié.

N'étant pas sûrs, au début de la recherche, si un atelier en plein campagne était financièrement exclu, nous avons aussi passé du temps à regarder des choses inappropriées mais très attirantes, du genre...


C'est incroyable le nombre de jolies fermes et même des petits châteaux qui sont en vente pour "pas cher" (je suis encore habituée aux prix absurdes de la région parisienne) dans des coins magnifiques (c'est à dire, paumés.) Nous avons décidé qu'il n'y aurait jamais assez de passage à la boutique dans ces lieux et que la solution serait de devenir Roi et Reine non pas d'un château, mais d'une maison de ville.

A. a passé des heures, des jours même, devant l'écran à regarder des annonces immobilières. Car il s'agissait non seulement de trouver un village approprié mais aussi d'y trouver un bon emplacement pour que les passants trouvent facilement la boutique. Il a fini par trouver un lieu répondant à tous nos critères : boutique, logement, petit village sympathique !

Dès fin février on aura les clés d'une jolie maison avec boutique dans la rue St. Yves à Pontrieux !! On accède à ce village par une route sinueuse qui traverse la forêt ou, en été, on peut y aller en prenant le train à vapeur de Paimpol. Notre future boutique est dans la rue principale, juste à coté du pont qui traverse le Trieux. Dans le village on trouve artisans, petites boutiques, et restaurants (crêperie au bord de l'eau ; eh oui, c'est la Bretagne.) En plus du joli cadre, la particularité de Pontrieux c'est que toutes les maisons donnant sur le Trieux, la notre incluse, ont des lavoirs ; en été, les promenades en barque permettent de les voir.

photo grâce à ce site

Notre lavoir !

Si le lieu est décidé, beaucoup de choses restent à définir. Quel couleur pour la boutique ? Etc, etc, etc. J'espère pouvoir ouvrir la boutique en avril ou mai, mais ça dépendra de l'installation électrique (pour le four) et de tout le reste.

Et que se passe-t-il à Ger dans cette période sans marchés et avant l'installation à Pontrieux ? Je profite du calme dans l'atelier en faisant...

des objets en terre-papier et mousse

des pots à fleurs (composés de boules pressées dans un moule que j'ai fabriqué en grès)

d'autres moules en terre pour la création de tortues ou bols

des tirelires

et, bien sur, des mini-tortues mimis.

mercredi 7 décembre 2016

Explorations

Cet été j'ai suivi le stage d'Ana-Belén Montero (voir les stages d'été 2016) sur la fabrication des objets en terre papier, et particulièrement en porcelaine papier. Il s'agit d'un mélange d'argile et de papier (voir recette) et à la cuisson la partie papier part en fumée, permettant de faire des objets d'une extrême légèreté.

Lors du stage nous étions invités à napper toutes sortes d'objets organiques dans une barbotine de porcelaine papier. Chaque personne a apporté des choses à tremper dans la porcelaine : fleurs, plumes, pâtes, gâteaux apéritifs, coton-tiges, tissus, origamis, etc. La barbotine de porcelaine papier permet également de coller des formes déjà sèches entre elles. Les membres du groupe ont alors créé des formes par trempage ou modelage avec toutes sortes de choses collées sur les surfaces.

Le bol d'un autre membre du groupe, avec plein de plantes !

A la fin du stage, j'avais de nouvelles connaissances, une nouvelle sympathie pour la barbotine terre papier, et la tête pleine d'idées ! Je remercie Ana-Belén, qui est une excellente formatrice, apportant des connaissances techniques toute en stimulant la créativité.

Je suis également reconnaissant à Terres d'Echange pour les journées d'après-stage. J'aurais pu travailler la porcelaine papier dans mon atelier, mais c'est pas évident : je suis entourée de pains de grès, des morceaux de grès desséchés demandant à être reconditionnés, des seaux de barbotine de grès, du grès étalé sur plâtre... Lors de l'après-stage, avec les autres membres de l'association, j'ai pu me poser dans l'atelier du Musée et travailler sur les deux idées que je voulais revoir après le stage : les bols et les nids.


Les bols


L'année dernière, j'ai créé des bols en étalant du papier trempé dans une barbotine de porcelaine sur des ballons (voir ce billet) et le stage m'avais donné des idées pour améliorer ce genre de bol. Cette fois j'ai mis un chiffon au tour du ballon et j'ai ensuite trempé (plusieurs fois) cet ensemble dans une barbotine de porcelaine papier. Avant cuisson, j'ai retiré le ballon et le chiffon.


La réalisation de ces bols était beaucoup plus facile que la réalisation des bols en papier + barbotine de porcelaine, et le résultat est beaucoup plus régulier ; les autres avaient tendance à se déformer à la cuisson.

Les nids


Lors du stage, j'avais apporté un nid d'oiseau à tremper dans la barbotine. Ana-Belén m'a dit que ça serait dommage car on ne verra pas, après trempage, tous les détails qui rendent le nid intéressant. (A force de tremper des trucs dans la porcelaine, on se rend compte que cette remarque est vraie pour plein d'objets.) Elle a dit, ça serait peut-être plus intéressant de s'inspirer du nid.

Tiens, je n'avais pas pensé à ça.

Du coup j'ai essayé de coller de la mousse, des poils, des graines, et/ou des épis de blé sur le bord des formes. J'ai mis des gâteaux apéro sur certains pour leur donner des pieds (nids d'Oiseau-Baba-Yaga ?) et voilà le résultat.


J'ai tout cuit en mono-cuisson, à 1265°. J'avais appliqué un peu d'émail sur certaines pièces (le bol à bord brun, les deux pièces un peu brillantes parmi les nids.)

Clairement, il me reste beaucoup de choses à explorer. Je vais peut-être essayer faire des nids qui ressemble plus à des nids et je pense combiner l'idée de ballons couverts d'un chiffon avec celle d'une couche de papier trempé dans de la porcelaine papier... hmmm... il y a tellement de choses à faire !

Pour conclure, voici des instructions pour faire de la porcelaine papier (ou autre terre papier.)


Pour avoir une terre papier, on rajoute un pourcentage de papier à une terre. Nous avons travaillé avec 3% de papier, mais on peut en rajouter jusqu'à... à vous d'essayer : plus il y aura de papier, plus on va changer la consistance de la terre quand on la travaille, mais plus on aura de légèreté après cuisson. On peut aussi tester différentes sortes de papier ; nous avons pris du papier toilette, qui se désintègre facilement dans l'eau chaude.

     Instructions :
  • Mettez 1 kilo de porcelaine en poudre (porcelaine de coulage ou autre) dans un seau.
  • Pesez 30g de papier toilette, déchirez le, puis déposez le dans un seau.
  • Versez de l'eau chaude sur le papier. On peut le laisser se dissoudre tout seul ou alors l'encourager à l'aide d'un mixer.
  • Quand le papier est bien dissout, on le tamise pour éliminer l'eau.
  • Rajoutez de l'eau à la porcelaine de coulage pour avoir un barbotine épaisse - pas trop d'eau, car on va bientôt rajouter le papier humide.
  • Rajoutez le papier humide et mélangez : voilà une barbotine papier !
Pour avoir une plaque de terre papier à modeler/tourner, on peut étaler cette barbotine papier sur une plaque de plâtre et la laisser sécher jusqu'à la consistance voulue.

Revenez au début du billet

dimanche 28 février 2016

Défournement

Je me dis que le printemps est là parce que mes élèves commencent à discuter de ce qu'ils vont semer dans leurs potagers et parce que le chat demande à nouveau à sortir.

Qui dit printemps dit marchés de poterie, et je dois me préparer pour mon premier marché de la saison qui aura lieu à Honfleur le 28 & 29 mars. Mais avant de tourner de nouvelles séries pour les marchés, je voulais finir quelques expériences dont les résultats sont sorties du four ce weekend.

Bols sur ballon

Dans le cours que je donne le lundi soir au musée, nous avons créé des bols en grès ou en porcelaine en utilisant un ballon comme support.

Pour les bols en porcelaine, on trempe des morceaux de papier dans un engobe de porcelaine. Ensuite, on les étale sur le ballon. Enfin, après une première période de séchage, on remet une couche d'engobe à l'aide d'un pinceau. Le mieux c'est de rajouter plusieurs couches de porcelaine au pinceau jusqu'à ce qu'on aie un bol qui tiendra à la cuisson, sachant que le support papier brûlera.


Avant les cuissons du cours, je voulais tester si ce genre de bol se déformerait moins en mono-cuisson et si ils seraient translucides une fois émaillés.

Dans ces photos, le bol de gauche a été cuit en mono-cuisson, tandis que celui de droite à été biscuité avant la cuisson émail. Celui de gauche s'est déformé beaucoup moins. On fera donc une mono-cuisson pour les bols du cour, émaillés ou pas, selon le choix des créateurs.

Pour ma part, je suis contente du résultat de l'émaillage : translucide !

Chatôphore

En janvier, j'ai travaillé sur un nouveau chatôphore (voir ce billet), et je l'ai enfin émaillé. Certains éléments du chatôphore sont réussis, d'autres moins. 


Il est pas mal quand les bougies (ici des LEDs) sont allumées, et je suis contente du rendu de l'émail blanc sur le grès de Treigny. Par contre, ci-dessous vous pouvez voir qu'il y a des fissures qui se sont ouvertes à la cuisson. Ca ne m'étonne pas tant que ça, parce que j'ai laissé mes formes de base (trois cylindres tournés) trop sécher avant de faire l'assemblage et la décoration.


Tout ça pour dire que je vais faire un nouveau chatôphore avec la même terre et le même émail. Il sera du même esprit que celui ci, mais mieux construit (j'espère.) Pour l'instant, personne ne m'embauchera comme architecte !

Poissons, engobe au cobalt

Toujours inspirée par l'expo Poissons d'Avril, je m'amuse à faire des assiettes en forme de poisson. Les premières assiettes balançaient un peu sur la table, donc je me suis dit qu'il y avait besoin de pieds. Si vous regardez bien la photo vous verrez alors l'une des quatre pattes de ce poisson. (A. de l'association Terres d'Echange me disait "c'est un poisson Darwinien ?" - ha !)


Sur certaines pièces, je me suis mise à utiliser un engobe bleu composé de grès de St. Amand et de cobalt. Je trouve le rendu pas mal sur ce poisson et je vais surement en refaire. L'engobe est également pratique pour les gens qui viennent faire un seul cours pour découvrir la poterie, car ça leur permet de rajouter un peu de couleur sur la terre crue. Ensuite, je mets une couverte transparente et je cuis leurs pièces.

Nouveaux émaux

J'ai testé deux nouvelles recettes, et le blanc ici à gauche me convient bien.

Quand le blanc recouvre le tenmoku (deuxième tuile en partant de la gauche dans la deuxième image) ça donne des taches de léopard.  





Ensuite, j'ai testé le rajout de différents éléments dans l'autre base blanche, celui qui est à droite dans l'image du haut. De gauche à droite ici on voit:
- la base sans rajout
- la base avec +5% de rutile qui donne un blanc bleuâtre, nacré.
- la base avec +3% de rutile et +3% de carbonate de cuivre qui donne un vert qui devient bleu en épaisseur
- la base avec +3% d'oxyde de cobalt qui donne un bleu un peu trop foncé à mon gout. Je vais retenter l'expérience avec moins de cobalt.

 
Et, dernier essai, j'ai testé une nouvelle recette pour un rouge de fer en oxydation. Qui me plait beaucoup. La photo ne le rend pas justice, mais c'est presque aussi beau que le rouge de fer que A.I. m'avait rapporté du Japon.


En somme, je suis très contente de cette cuisson. J'ai hâte de voir ces nouvelles couleurs sur des pièces à ma prochaine cuisson émail !

lundi 21 avril 2014

Email sur porcelaine, email sur dragon

Pour la dernière série de porcelaines j'ai décidé de faire trois types d'émaillage. Voici le résultat.

émail craquelé + dessin 


Selon mes essais précédents, je pouvais m'attendre à un bon résultat avec cet émaillage. Et effectivement, ces objets sont sortis du four sans problèmes d'émaillage. Je me suis mise tout de suite à imaginer le genre de repas qu'on pourrait faire avec ces bols. Je mettrais mon mapo dôfu (avec ou sans viande) dans le bol orné du poulpe, le riz dans le bol avec l'encornet rouge, et la garniture (ciboule/coriandre) dans celui à l'encornet vert.   


émail transparent + dessin



Sur le grès, cet émail me fait des trous d'épingle, mais mes dernières essais indiquaient que cet émail se marie bien à la porcelaine. Cette fois encore, je n'ai pas eu des trous. Les bols sont doux au touché et lustrés comme la lune !

Seul problème : tous mes dessins ont coulé :



C'est l'engobe rouge que donne ce résultat. C'est intéressant de voir qu'il contient du bleu et c'est le bleu qui coule pendant que l'autre pigment reste stable. 

Tant pis pour ma série... je me dit 4 bols sur 12, c'est toujours ça.


émail à l'oxyde de cuivre

Le rendu est joli, mais un peu terne sur le grès. Il à également tendance à laisser des stries si la couche d'émail n'est pas parfaitement lisse. J'avais fait un essai qui m'a laissé penser que cet émail fonctionnerait peut-être mieux sur la porcelaine. Et c'est le cas.


Je vais refaire d'autres pièces avec cet émaillage jusqu'à ce que j'ai toute une série. Pareil pour les animaux. Hier je me suis donc remise à tourner des bols en porcelaine et ce matin j'ai commencé le tournassage. C'est très agréable et très étrange. Lors du tournassage, les bols qui avaient pas mal séchés redeviennent mous. Ça me donne l'impression de travailler avec une matière vivante qui s'endort ou se réveille en fonction du contact qu'on a avec lui.

Sinon, si vous suivez le blog, je suis sure que vous vous demandez quelle métamorphose ont pu subir nos dragons dans le four. Alors, les voilà :

chibi-dragon

Dinodrachen am Strand

Old Blue

Well, this post is dragon on.... back to the pot shop.


dimanche 23 mars 2014

Here be dragons

A. m'a rejoint dans l'atelier, où il a fabriqué des jolis oiseaux et un monstre. La créature a commencé sa vie comme un requin, mais  une fois la nageoire collée sur son front, il s'est rapidement transformé en saurien. Parfois on crée ce qu'on avait en tête. Parfois la terre se transforme toute seule.


"Et si on faisait des dragons ?" me dit-il.

Mon dragon sourit en attendant l'épreuve du feu.

Le dragon d'A., selon lui, "ressemble plus à Gojira..."

Suite à la cuisson, je prévois de mettre les dragons dans mon mini-jardin, affin de chasser les mauvais insectes.

Et à part la genèse de dragons, que se passe-t-il dans l'atelier ? Eh bien, ma nouvelle manie de la porcelaine continue avec d'autres petits bols avec un animal peint à l'intérieur.


Là, il s'agit principalement d'animaux aquatiques et de mammifères, mais qui sait... sur la prochaine série, j'y peindrai peut-être des dragons !

dimanche 16 mars 2014

Parmi les porcelaines

Hier matin, en préparant le marché, j'étais extrêmement contente des objets fraîchement sortis de mon four. Cette fois, les porcelaines sont vraiment fines et l'émaillage est particulièrement bien réussi.

Une tasse de l'année dernière se cache parmi les nouvelles porcelaines... pouvez vous l'identifier ?


Eh oui, c'est celle avec un bord bien épais comparé aux autres :


Et voici les nouvelles tasses :


Légère !


Aucun problème avec l'émail transparent ! Sur le grès il me fait toujours
des trous d'épingle. Désormais, je l'utiliserai exclusivement sur la porcelaine.


Au tournassage, j'ai remarqué que cette petite tasse avait un morceau de quelque chose dans la paroi. Lors de la cuisson, cette chose est partie, laissant un trou. A. va essayer de le remplir avec du verre, car à part ça la tasse me plait énormément. Les couleurs me rappellent des aquarelles.

Ces objets ont suscité zéro intérêt sur le marché pop up que j'ai fait hier.
Je dois arrêter de participer à ce genre d'événement car je sais d'avance que le public sera plus intéressé par les fringues que par les poteries. J'y vais quand même, poussée par l'envie d'essayer de vendre, sans réelle réflexion sur la probabilité d'y rencontrer des acheteurs de poteries.

Je dois faire plus d'effort pour participer aux marchés consacrés aux céramiques. Cette année encore je me trouve sur la liste d'attente pour deux marchés de poterie, car systématiquement je me trompe dans la composition de mon dossier. L'année dernière c'était la preuve d'assurance qui manquait, cette année j'ai envoyé la mauvaise attestation d'auto-entrepreneur. Le jour où j'exposerai sur un marché de poterie, mes objets plairont-ils au public ? 

Afin de rester optimiste suite à la déprimante journée au marché, je consacre ce billet narcissique à l'éloge des pièces sorties du four vendredi soir. Il faisait encore 90° dans le four et les porcelaines sonnaient du choc thermique. Ting ! Ting !

Le petit bol à encornet est embelli par l'émail.


Et même ce saladier que j'ai décoré dans l'espace
de 10 minutes afin de remplir le four
 - il était minuit et je voulais me coucher -
est plutôt sympa.


C'est marrant comme quoi parfois les choses faites rapidement sur un coup d'inspiration dépassent d'autres pièces longuement travaillées ou planifiées.