Cette année mes élèves ont travaillé sur le thème des quatres éléments. Nous nous sommes ensuite réunis autour d'un goûter pour admirer nos oeuvres.
Je suis vraiment ravie des résultats de ce projet. Quasiment tous mes élèves réguliers, enfants et adultes, ont joué le jeu, ce qui n'est pas évident quand on a un thème à respecter. Tout le monde a bien réfléchi et leurs idées étaient très diverses. Et en conséquence, chacun a pu faire appel à des techniques, des formes, et des coloris différents.
D. me disait qu'il trouve qu'un tel projet permet de sortir de sa zone de confort, de s'essayer à des techniques qu'on n'aurait pas utilisé autrement. C'est exactement le sentiment que j'ai eu à Ger quand j'ai du choisir un projet pour l'Expo poisson d'avril. Je voulais lancer un thème à l'atelier cette année pour permettre à tout le monde de faire l'expérience d'une contrainte qui, étrangement, augmente la créativité... et c'est une bonne opportunité de se réunir autour de gâteaux à la fin de la saison des cours !
Le projet m'a motivé à faire un peu de modelage, avec une sculpture par élément représentant la potière dans tous ses états : au tour, au four, se débarrassant de l'odeur de la fumée, et sur son tapis volant. Bon, pour l'instant j'ai une Opel, mais on peut toujours rêver....
Je me suis amusée à utiliser tous les grès de l'atelier : Grès rouge de Bourgogne, Grès de Treigny, Grès de Saint Amand, et Grès Blanc. Comme je n'avais pas énormément de temps à consacrer au projet, j'ai sculpté plus vite que jamais auparavant et j'étais ravie de voir que tout avait bien tenu à la cuisson, malgré un séchage rapide et des épaisseurs un peu variables.
Et maintenant nous voilà partis pour un nouveau projet, car mes élèves sont intéressés par le concours Embouteillage proposé par le Musée de la Poterie à Ger. Ils sont nombreux à avoir déjà développé une idée et on va se rejoindre en été pour travailler le projet. J'ai à nouveau hâte de voir la matérialisation de leurs imaginations !
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mardi 25 juin 2019
vendredi 8 septembre 2017
Plaque et autres plaisirs
En ouvrant La Revue de la Céramique et du Verre, j'ai retrouvé avec plaisir la BD d'Otto Lindner. Comme à son habitude, il nous livre une vitrine sur la vie du potier, et elle reflète parfaitement notre été.
Comme dit l'auteur, c'est grâce aux visiteurs (touristes et locaux) que nous pouvons vivre ici, et je les remercie vivement.
Ces derniers temps dans l'atelier, j'ai des sentiments d'obligation et de liberté à la fois. D'un côté, il y a la contrainte de faire les objets que les clients aiment le plus. De l'autre, il y a la liberté de tester de nouvelles formes.
Pour l'instant je ne suis pas lasse de la création des tirelires, porte-éponges, tasses, et autres formes vendeuses. Leur création reste intéressante parce que je peux toujours améliorer la finesse, l'émaillage, ou la rapidité de production.
Avant d'ouvrir la boutique à Pontrieux, à la pépinière à Ger, je faisais déjà beaucoup de tests, mais surtout dans l'optique de faire des séries, donc tests de tasses, bols, ou autres formes suivis de tests d'émaux.
Ici c'est différent, car ayant déjà quelques valeurs sûres, je peux faire des pièces uniques, comme un petit plat en forme de bateau avec des cuillères pour rammes, ou comme des mini-animaux (poulpes, cochons, giraffes) ...ou comme les coquillages faits à partir de vrais coquillages que j'ai trouvé, euhm, dans la forêt. (Les restes d'un festin d'elfes peut-être ?)



Et même si le tour reste mon outil de travail préféré, je travaille de plus en plus à la plaque. Mes vases à la plaque plaisent au public, donc je continue à en faire. Chaque vase est unique car la forme et les reliefs dépendent de mon humeur du jour... ou, plus précisément, ça dépend de l'humeur de la plaque.
C'est également le cas pour les plats que je fais d'après la rubrique "moule en écharpe" dans Le Livre du Céramiste.
En gros, on suspend un tissu entre des supports (par exemple, les jambes d'un tabouret) et on pose sa plaque dessus. Ensuite, on est libre de travailler la forme de la plaque qui est bien soutenue par le tissu. En ajoutant d'autres tissus ou du papier, on peut modifier la forme de la plaque. Je commence à faire des plats à fruits avec cette technique et là encore c'est la plaque qui me guide, qui détermine les courbes finales.
Tandis que j'ai l'impression de réussir mes vases à la plaque, je dois encore peaufiner la cuisson des plats à fruits. J'adore la phase de création, mais à la cuisson à 1265°, les plats ont tendance à s'aplatir - mince !
Mon plan est de me fabriquer des supports coniques que je mettrai en dessous du plat à la cuisson. Encore faut-il que je fabrique ces supports et le plat qui va avec ; pour l'instant, je suis occupée à faire des porte éponges et un nouveau vase à la plaque !
Cliquez pour mieux lire le texte.
Comme dit l'auteur, c'est grâce aux visiteurs (touristes et locaux) que nous pouvons vivre ici, et je les remercie vivement.
Ces derniers temps dans l'atelier, j'ai des sentiments d'obligation et de liberté à la fois. D'un côté, il y a la contrainte de faire les objets que les clients aiment le plus. De l'autre, il y a la liberté de tester de nouvelles formes.
Pour l'instant je ne suis pas lasse de la création des tirelires, porte-éponges, tasses, et autres formes vendeuses. Leur création reste intéressante parce que je peux toujours améliorer la finesse, l'émaillage, ou la rapidité de production.
Avant d'ouvrir la boutique à Pontrieux, à la pépinière à Ger, je faisais déjà beaucoup de tests, mais surtout dans l'optique de faire des séries, donc tests de tasses, bols, ou autres formes suivis de tests d'émaux.
Ici c'est différent, car ayant déjà quelques valeurs sûres, je peux faire des pièces uniques, comme un petit plat en forme de bateau avec des cuillères pour rammes, ou comme des mini-animaux (poulpes, cochons, giraffes) ...ou comme les coquillages faits à partir de vrais coquillages que j'ai trouvé, euhm, dans la forêt. (Les restes d'un festin d'elfes peut-être ?)


Et même si le tour reste mon outil de travail préféré, je travaille de plus en plus à la plaque. Mes vases à la plaque plaisent au public, donc je continue à en faire. Chaque vase est unique car la forme et les reliefs dépendent de mon humeur du jour... ou, plus précisément, ça dépend de l'humeur de la plaque.
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C'est également le cas pour les plats que je fais d'après la rubrique "moule en écharpe" dans Le Livre du Céramiste.
En gros, on suspend un tissu entre des supports (par exemple, les jambes d'un tabouret) et on pose sa plaque dessus. Ensuite, on est libre de travailler la forme de la plaque qui est bien soutenue par le tissu. En ajoutant d'autres tissus ou du papier, on peut modifier la forme de la plaque. Je commence à faire des plats à fruits avec cette technique et là encore c'est la plaque qui me guide, qui détermine les courbes finales.
Tandis que j'ai l'impression de réussir mes vases à la plaque, je dois encore peaufiner la cuisson des plats à fruits. J'adore la phase de création, mais à la cuisson à 1265°, les plats ont tendance à s'aplatir - mince !
Mon plan est de me fabriquer des supports coniques que je mettrai en dessous du plat à la cuisson. Encore faut-il que je fabrique ces supports et le plat qui va avec ; pour l'instant, je suis occupée à faire des porte éponges et un nouveau vase à la plaque !
mercredi 7 décembre 2016
Explorations
Cet été j'ai suivi le stage d'Ana-Belén Montero (voir les stages d'été 2016) sur la fabrication des objets en terre papier, et particulièrement en porcelaine papier. Il s'agit d'un mélange d'argile et de papier (voir recette) et à la cuisson la partie papier part en fumée, permettant de faire des objets d'une extrême légèreté.
Lors du stage nous étions invités à napper toutes sortes d'objets organiques dans une barbotine de porcelaine papier. Chaque personne a apporté des choses à tremper dans la porcelaine : fleurs, plumes, pâtes, gâteaux apéritifs, coton-tiges, tissus, origamis, etc. La barbotine de porcelaine papier permet également de coller des formes déjà sèches entre elles. Les membres du groupe ont alors créé des formes par trempage ou modelage avec toutes sortes de choses collées sur les surfaces.
A la fin du stage, j'avais de nouvelles connaissances, une nouvelle sympathie pour la barbotine terre papier, et la tête pleine d'idées ! Je remercie Ana-Belén, qui est une excellente formatrice, apportant des connaissances techniques toute en stimulant la créativité.
Je suis également reconnaissant à Terres d'Echange pour les journées d'après-stage. J'aurais pu travailler la porcelaine papier dans mon atelier, mais c'est pas évident : je suis entourée de pains de grès, des morceaux de grès desséchés demandant à être reconditionnés, des seaux de barbotine de grès, du grès étalé sur plâtre... Lors de l'après-stage, avec les autres membres de l'association, j'ai pu me poser dans l'atelier du Musée et travailler sur les deux idées que je voulais revoir après le stage : les bols et les nids.
L'année dernière, j'ai créé des bols en étalant du papier trempé dans une barbotine de porcelaine sur des ballons (voir ce billet) et le stage m'avais donné des idées pour améliorer ce genre de bol. Cette fois j'ai mis un chiffon au tour du ballon et j'ai ensuite trempé (plusieurs fois) cet ensemble dans une barbotine de porcelaine papier. Avant cuisson, j'ai retiré le ballon et le chiffon.
La réalisation de ces bols était beaucoup plus facile que la réalisation des bols en papier + barbotine de porcelaine, et le résultat est beaucoup plus régulier ; les autres avaient tendance à se déformer à la cuisson.
Pour avoir une terre papier, on rajoute un pourcentage de papier à une terre. Nous avons travaillé avec 3% de papier, mais on peut en rajouter jusqu'à... à vous d'essayer : plus il y aura de papier, plus on va changer la consistance de la terre quand on la travaille, mais plus on aura de légèreté après cuisson. On peut aussi tester différentes sortes de papier ; nous avons pris du papier toilette, qui se désintègre facilement dans l'eau chaude.
Instructions :
Lors du stage nous étions invités à napper toutes sortes d'objets organiques dans une barbotine de porcelaine papier. Chaque personne a apporté des choses à tremper dans la porcelaine : fleurs, plumes, pâtes, gâteaux apéritifs, coton-tiges, tissus, origamis, etc. La barbotine de porcelaine papier permet également de coller des formes déjà sèches entre elles. Les membres du groupe ont alors créé des formes par trempage ou modelage avec toutes sortes de choses collées sur les surfaces.
Le bol d'un autre membre du groupe, avec plein de plantes !
A la fin du stage, j'avais de nouvelles connaissances, une nouvelle sympathie pour la barbotine terre papier, et la tête pleine d'idées ! Je remercie Ana-Belén, qui est une excellente formatrice, apportant des connaissances techniques toute en stimulant la créativité.
Je suis également reconnaissant à Terres d'Echange pour les journées d'après-stage. J'aurais pu travailler la porcelaine papier dans mon atelier, mais c'est pas évident : je suis entourée de pains de grès, des morceaux de grès desséchés demandant à être reconditionnés, des seaux de barbotine de grès, du grès étalé sur plâtre... Lors de l'après-stage, avec les autres membres de l'association, j'ai pu me poser dans l'atelier du Musée et travailler sur les deux idées que je voulais revoir après le stage : les bols et les nids.
Les bols
L'année dernière, j'ai créé des bols en étalant du papier trempé dans une barbotine de porcelaine sur des ballons (voir ce billet) et le stage m'avais donné des idées pour améliorer ce genre de bol. Cette fois j'ai mis un chiffon au tour du ballon et j'ai ensuite trempé (plusieurs fois) cet ensemble dans une barbotine de porcelaine papier. Avant cuisson, j'ai retiré le ballon et le chiffon.
La réalisation de ces bols était beaucoup plus facile que la réalisation des bols en papier + barbotine de porcelaine, et le résultat est beaucoup plus régulier ; les autres avaient tendance à se déformer à la cuisson.
Les nids
Lors du stage, j'avais apporté un nid d'oiseau à tremper dans la barbotine. Ana-Belén m'a dit que ça serait dommage car on ne verra pas, après trempage, tous les détails qui rendent le nid intéressant. (A force de tremper des trucs dans la porcelaine, on se rend compte que cette remarque est vraie pour plein d'objets.) Elle a dit, ça serait peut-être plus intéressant de s'inspirer du nid.
Tiens, je n'avais pas pensé à ça.
Du coup j'ai essayé de coller de la mousse, des poils, des graines, et/ou des épis de blé sur le bord des formes. J'ai mis des gâteaux apéro sur certains pour leur donner des pieds (nids d'Oiseau-Baba-Yaga ?) et voilà le résultat.
J'ai tout cuit en mono-cuisson, à 1265°. J'avais appliqué un peu d'émail sur certaines pièces (le bol à bord brun, les deux pièces un peu brillantes parmi les nids.)
Clairement, il me reste beaucoup de choses à explorer. Je vais peut-être essayer faire des nids qui ressemble plus à des nids et je pense combiner l'idée de ballons couverts d'un chiffon avec celle d'une couche de papier trempé dans de la porcelaine papier... hmmm... il y a tellement de choses à faire !
Pour conclure, voici des instructions pour faire de la porcelaine papier (ou autre terre papier.)
Pour avoir une terre papier, on rajoute un pourcentage de papier à une terre. Nous avons travaillé avec 3% de papier, mais on peut en rajouter jusqu'à... à vous d'essayer : plus il y aura de papier, plus on va changer la consistance de la terre quand on la travaille, mais plus on aura de légèreté après cuisson. On peut aussi tester différentes sortes de papier ; nous avons pris du papier toilette, qui se désintègre facilement dans l'eau chaude.
Instructions :
- Mettez 1 kilo de porcelaine en poudre (porcelaine de coulage ou autre) dans un seau.
- Pesez 30g de papier toilette, déchirez le, puis déposez le dans un seau.
- Versez de l'eau chaude sur le papier. On peut le laisser se dissoudre tout seul ou alors l'encourager à l'aide d'un mixer.
- Quand le papier est bien dissout, on le tamise pour éliminer l'eau.
- Rajoutez de l'eau à la porcelaine de coulage pour avoir un barbotine épaisse - pas trop d'eau, car on va bientôt rajouter le papier humide.
- Rajoutez le papier humide et mélangez : voilà une barbotine papier !
Pour avoir une plaque de terre papier à modeler/tourner, on peut étaler cette barbotine papier sur une plaque de plâtre et la laisser sécher jusqu'à la consistance voulue.
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lundi 31 octobre 2016
Rencontres
Quand nous sommes arrivés à Ger, on nous a souvent dit, "vous n'allez pas vous sentir trop seuls ici ? Et l'hiver ?" Mais il s'avère qu'on fait beaucoup de rencontres et qu'on voit même, occasionnellement, des gens à Ger après le mois de septembre ! Nous avons plus facilement échangé avec les personnes ici que durant nos 10 ans à Paris (bisous à tous nos amis parisiens !), ville où l'état naturel est l'anonymat.
On voit moins d'humains dans la Manche...
Certains échanges commencent sur ce blog, et je tiens à remercier les personnes rencontrées à la boutique, sur les marchés, ou par email qui m'ont dit qu'ils le lisent. Ça fait plaisir de savoir que quelqu'un suit l'activité de l'atelier et j'espère que, de temps en temps, je partage des infos qui se révèlent utiles pour ceux qui touchent à la céramique !
On voit moins d'humains dans la Manche...
...mais on fait des rencontres de qualité.
construction de four lors de la soirée du feu
Certains échanges commencent sur ce blog, et je tiens à remercier les personnes rencontrées à la boutique, sur les marchés, ou par email qui m'ont dit qu'ils le lisent. Ça fait plaisir de savoir que quelqu'un suit l'activité de l'atelier et j'espère que, de temps en temps, je partage des infos qui se révèlent utiles pour ceux qui touchent à la céramique !
Sur les marchés on rencontre beaucoup de monde, et parfois on revoit quelqu'un plus tard sur un autre marché ou à l'atelier. Ces personnes nous reconnaissent par mes poteries, par les jeux de A, par nos visages, ou encore par les conversations que nous avons pu avoir. C'est un plaisir dans tous les cas. Et parfois des personnes rencontrées sur des marchés viennent pour des cours. J'apprécie l'agréable ambiance de ces cours et la dynamique des familles dans l'atelier.
Toute l'année on voit les autres potiers et artisans du coin, surtout sur les marchés. Etant naturellement un peu timide, lors de mes premières inscriptions je me demandais comment nous serions reçus par les autres artisans. J'avais tort de m'inquiéter, car les nouveaux artisans sont bien accueillis par les anciens qui donnent toutes sortes de conseils : où se garer près du marché, comment gérer les problèmes administratifs, comment éviter les trous d'épingle dans les émaux...
C'est encore plus sympa d'échanger avec d'autres potiers quand nous ne sommes pas au boulot, par exemple quand j'ai passé la journée à créer des assiettes avec les potiers de Terres d'Echange. Lors du stage d'Ana-Belén en août, le fait de partager une semaine avec des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêts que moi à été une expérience riche et inoubliable.
C'est encore plus sympa d'échanger avec d'autres potiers quand nous ne sommes pas au boulot, par exemple quand j'ai passé la journée à créer des assiettes avec les potiers de Terres d'Echange. Lors du stage d'Ana-Belén en août, le fait de partager une semaine avec des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêts que moi à été une expérience riche et inoubliable.
Je voudrais finir ce billet avec une image qui résume un peu l'esprit de partage entre les créateurs. Parfois un potier ou autre artisan (amateur ou pro) me donne un objet en remerciement d'un service quelconque ou tout simplement parce que je l'avais admiré. Ou parfois l'un de nous veut faire un achat et au lieu d'échanger des sous, nous échangeons des créations. Et c'est ainsi que je commence à avoir une petite collection qui me fait chaud au cœur !
Voici des liens vers les créateurs qui exposent/vendent leurs oeuvres :
mercredi 8 juin 2016
A l'écoute dans l'atelier
Dans l'atelier, j'écoute beaucoup France Inter, et surtout l'émission d'Elsa Boublil, "Vous avez dit classique ?" Pour ceux qui ne connaissent pas l'émission, il s'agit d'un dialogue avec une personnalité (musicien, acteur, autre) où ils discutent des musiques (classique ou autre) qui ont touché l'invité au cours de sa vie. La musique est bonne et les parcours des gens sont intéressants. Et puis, il y a souvent du Bach.
Un jour un psychologue, invité à l'émission, a parlé d'une étude démontrant que l'écoute d'une musique enthousiaste peut rendre une personne plus optimiste et plus sûre de ses capacités. Depuis, je pense à cette étude dès que j'écoute un morceau de musique qui influence positivement mon travail.
En ce moment c'est la musique de Susumu Hirasawa qui me donne un élan particulier dans l'atelier. Hirasawa a fait la musique du film Paprika, et quand j'écoute Parade*, je suis emportée, non seulement par la musique, mais aussi par l'ambiance d'une scène dans ce film : cette musique fait le contrepoint sonore d'un défilé un peu fou.
Mais même si je ne connaissais pas le film, je pense que je serai sensible à cette musique qui est (chez moi) idéale pour le tournage et pour la création des châto-phores.
Les jours d'émaillage, j'évite d'écouter les infos ou d'autres émissions radio, car ça peut être une distraction (et les nouvelles sont souvent mauvaises.) La dernière fois, j'écoutais The Weatherman en boucle. Je rentre très facilement dans l'ambiance de cet album qui est comme un road trip. Et puis, avec cette musique, l'émail s'étale correctement sur les pièces.
Par contre, en faisant le tournassage ou les rajouts sur les pièces tournées (anses, oreilles des tirelires, etc.) j'aime écouter des émissions radio. Sur France Inter j'aime la matinale, "Vous avez dit classique", et "D'ici D'ailleurs". J'écoute aussi La Tête au Carré, mais je suis parfois déçue de la qualité de l'émission ; je préfère Science Friday, mais je ne l'écoute plus dans l'atelier car je n'ai pas de connexion internet. Par contre, j'y écoute aussi des Ted talks téléchargés préalablement sur mon téléphone. Le contenu est extrêmement divers et, pour moi, la nature optimiste de ces présentations peut avoir le même effet que la musique euphorique.
Ce n'est pas une liste exhaustive de ce que j'écoute dans l'atelier - ça serait trop long ! (Ah oui, j'ai oublié de dire que j'écoute aussi parfois des livres.) Je donne ces quelques exemples ici sur le blog parce que la musique ou les infos écoutées dans l'atelier sont importantes pour moi, et, je crois, pour beaucoup d'autres potiers.
*J'ai une faiblesse pour les défilés japonais. On en trouve non seulement dans Paprika mais aussi ici dans Pompoko ou ici dans Rêves. C'est la joie du défilé (même dans le défilé funéraire) qui me touche.
Un jour un psychologue, invité à l'émission, a parlé d'une étude démontrant que l'écoute d'une musique enthousiaste peut rendre une personne plus optimiste et plus sûre de ses capacités. Depuis, je pense à cette étude dès que j'écoute un morceau de musique qui influence positivement mon travail.
En ce moment c'est la musique de Susumu Hirasawa qui me donne un élan particulier dans l'atelier. Hirasawa a fait la musique du film Paprika, et quand j'écoute Parade*, je suis emportée, non seulement par la musique, mais aussi par l'ambiance d'une scène dans ce film : cette musique fait le contrepoint sonore d'un défilé un peu fou.
Mais même si je ne connaissais pas le film, je pense que je serai sensible à cette musique qui est (chez moi) idéale pour le tournage et pour la création des châto-phores.
Le châto-phore qui attend la cuisson
Par contre, en faisant le tournassage ou les rajouts sur les pièces tournées (anses, oreilles des tirelires, etc.) j'aime écouter des émissions radio. Sur France Inter j'aime la matinale, "Vous avez dit classique", et "D'ici D'ailleurs". J'écoute aussi La Tête au Carré, mais je suis parfois déçue de la qualité de l'émission ; je préfère Science Friday, mais je ne l'écoute plus dans l'atelier car je n'ai pas de connexion internet. Par contre, j'y écoute aussi des Ted talks téléchargés préalablement sur mon téléphone. Le contenu est extrêmement divers et, pour moi, la nature optimiste de ces présentations peut avoir le même effet que la musique euphorique.
En écoutant les Ted talks, j'ai collé deux morceaux tournés.
Un test avec un cône d'encens montre que le dragon saura cracher le feu.
Après quelques présentations sur la neuroscience
(la communication, les rêves), le dragon attend la cuisson.
Ce n'est pas une liste exhaustive de ce que j'écoute dans l'atelier - ça serait trop long ! (Ah oui, j'ai oublié de dire que j'écoute aussi parfois des livres.) Je donne ces quelques exemples ici sur le blog parce que la musique ou les infos écoutées dans l'atelier sont importantes pour moi, et, je crois, pour beaucoup d'autres potiers.
*J'ai une faiblesse pour les défilés japonais. On en trouve non seulement dans Paprika mais aussi ici dans Pompoko ou ici dans Rêves. C'est la joie du défilé (même dans le défilé funéraire) qui me touche.
vendredi 18 mars 2016
Plats
J'attends anxieusement la fin d'une cuisson (de céramiques), en espérant d'avoir un bon résultat pour un projet dont l'échéance s'approche rapidement. En attendant, j'ai travaillé un peu sur le look de mon stand pour les marchés d'été, fabriqué des magnets, mis un nouveau objet sur Etsy, mis à jour les infos sur l'expo Poisson d'avril sur le site de Terres d'échange... maintenant que j'écris cette liste, je réalise que je n'ai pas complètement perdu mon temps, mais j'ai eu l'impression de me tourner les pouces toute la journée.
Tout à l'heure je me suis dit, "hmm, faire des cookies ? suivre la recette que j'ai trouvée pour la terre sigillée ? partager mes procrastinations sur le blog ?" Allez, pas difficile à choisir. Mais je reste dans le thème recettes !
Fut un temps, je parlais beaucoup plus de nos repas sur le blog. Vous pensez peut-être que depuis notre arrivée à Ger nous ne mangeons plus que les crumbles et les apple-pies évoqués dans certains billets. La réalité est tout autre ! Depuis notre arrivée ici, on va très peu au resto et A., depuis toujours un bon chef, s'est mis à explorer de nouveaux plats. Voici quelques exemples. La qualité des photos n'est pas toujours top, mais vous comprenez, on était sur le point de manger, c'était trop beau pour ne pas prendre la photo, mais il fallait le faire vite avec le téléphone !
Ochazuke & Oeuf poché de La peau d'ourse

A.I. nous a donné des paquets d'ochazuke qu'il a rapportés du japon. Il s'agit d'un petit paquet d'ingrédients lyophilisés (thé vert, sésame, poisson, par exemple) qu'on étalle sur le riz. Ensuite on y verse de l'eau chaude. Les gourmands (c'est moi !) peuvent y rajouter un œuf poché. Ma vie a changé depuis la lecture de ce billet de La peau d'ourse qui inclut des instructions pour des œufs pochés au micro-ondes. Trop facile ! De plus, le donburi aux aubergines dont on trouve également la recette est délicieux. Pas de photo ici, mais j'en fais régulièrement.
Ce qu'on a trouvé dans le frigo
A. est champion de la cuisine impromptu. "Tu aurais envie de manger quelque chose ?" je lui demande. (Ton innocent. Sous-texte : tu cuisines ?) "Un steak" il dit. (Ton innocent. Sous-texte : ok, je vais nous faire un truc délicieux avec tous ces légumes dans le frigo.)
Ici, par exemple, il nous a fait des légumes épicés avec un peu de feta et un croustillant de feuille de brique.
C'est dommage que je n'ai pas de photo d'un de ses currys. Souvent quand on n'a qu'un tas de légumes dans le frigo, il nous fait des currys avec un mélange de cumin, graines de fenouil, coriandre, garam masala, cardamome, fenugrec, poivre noir, piment,...
Quand A. cuisine, il prête systematiquement attention à la présentation. Ici, omelette aux légumes, maquereaux fumés, mayonnaise, mélange épinards/miso, le tout sur du riz bien caché sous les autres ingrédients.
Nous mangeons beaucoup de maquereaux fumés de la marque Balthor. Parfois on va exprès à la supérette de Ger pour en acheter, car c'est le seul magasin du coin qui en vend. La dame à la caisse doit se dire "Encore ce couple ! 6 boites de maquereaux et 6 bonbons, comme d'hab. Pourtant ils n'ont pas l'aire d'avoir des carences alimentaires..."
Non, mais je vous dis, notre alimentation est encore plus variée depuis notre arrivée ici. J'ai découvert notamment le radis noir, légume que je n'ai jamais mangé auparavant. Ici il est montré en toute simplicité sur du riz avec un peu de je-ne-sais-plus-quoi comme sauce et des graines de sésame noir.
Ah oui, le radis noir est blanc, en fait, une fois qu'on enlève la peau noire. Niveau gout, c'est pas très différent d'un radis rouge. On peut le faire tremper dans du vinaigre pour en faire un pickle qui fait un contrepoint délicieux aux mets un peu gras.
Notre fidèle gaufrier
Il y a peut-être 10 ans, la sœur de A. nous a offert un gaufrier. Cette machine a aujourd'hui tendance à surchauffer après quelques gaufres, mais tant que quelqu'un le branche/débranche au bon moment, elle continue à faire des gaufres superbes (et d'excellents croque-monsieurs.)
Est ce qu'on se contente de manger des gaufres classiques ? Non. Même si nous reconnaissons les mérites des gaufres classiques (surtout en présence de beurre ou de sirop d'érable), ce n'est pas une raison de ne pas explorer d'autres pistes avec son gaufrier.
On peut, par exemple, faire cuire des mochis dans le gaufrier (plus d'explications ici). A condition d'avoir des mochis, bien sûr, mais c'est encore l'un de ces produits que parfois A.I. nous ramène gentiment de Paris ou du Japon.
Cette fois, A. a suggéré de faire des okonomiyakis dans le gaufrier. La photo à droite montre la moitié d'un okonomiyaki normal (l'autre moitié étant sur une autre assiette.) C'est une galette composée d'une pâte liquide (comme pour les crêpes), chou haché, d'autres ingrédients (viande, fruits de mer) si on veut, le tout couvert de sauce et de katsuobushi.
Au lieu de faire une galette, il a donc versé la pâte dans le gaufrier et ça a super bien marché :

Très content de ses bons résultats, il a décidé de faire des falafels dans le gaufrier. Le falafel est un mélange de pois-chiches et épices. Normalement ce mélange est frit, mais là, A. a simplement mis la pate dans le gaufrier, et presto:
Le gout était semblable à un falafel "normal." Hourah - falafels sans friture !
Le falafel classique se mange dans un pita avec d'autres ingrédients qui varient selon l'origine du cuistot (libanais, isralien, autre.) N'ayant pas de pain pita, nous avons utilisé des tortillas (version maïs) et en plus du falafel, il y avait des morceaux d'aubergine, des cornichons, de la feta, et une sauce (tahiné, lait de coco, mayonnaise.)
Fromages... anglais !
Nous voisins anglais nous ont invités à goûter à plus d'une vingtaine de fromages anglais.
Ce n'est pas une blague!
En tant qu'américain, j'ai appris dans mon pays et ensuite en France que la France est LE pays du fromage. Ce stéréotype étant fermement ancré dans mon esprit, je n'ai pas beaucoup réfléchi à l'état du fromage dans d'autres pays. Notre voisine nous a dit qu'une fois qu'elle a pris la décision de nous faire découvrir les fromages anglais, elle a fait une liste de plus de 100 fromages ! Elle a du se limiter à une vingtaine dans un premier temps, tout en nous promettant de faire une autre soirée fromage à une autre date. Incroyable.
Nous avons mangé les fromages sur du pain mais aussi sur des crackers, ce qui m'a rappelé les Etats Unis où on fait la même chose. J'aime le pain mais j'adore aussi grignoter du fromage sur des crackers. Yum.
Suite et faim
Voilà. Avant de lire ce billet vous vous demandiez si on fait autre chose que de la céramique. Maintenant vous vous demandez si on ne fait que manger. Mais c'est une activité qu'on exerce plusieurs fois par jour, alors autant y prendre plaisir. En plus, c'est une activité qui nécessite... des céramiques ! Quelle harmonie parfaite.
Tout à l'heure je me suis dit, "hmm, faire des cookies ? suivre la recette que j'ai trouvée pour la terre sigillée ? partager mes procrastinations sur le blog ?" Allez, pas difficile à choisir. Mais je reste dans le thème recettes !
Fut un temps, je parlais beaucoup plus de nos repas sur le blog. Vous pensez peut-être que depuis notre arrivée à Ger nous ne mangeons plus que les crumbles et les apple-pies évoqués dans certains billets. La réalité est tout autre ! Depuis notre arrivée ici, on va très peu au resto et A., depuis toujours un bon chef, s'est mis à explorer de nouveaux plats. Voici quelques exemples. La qualité des photos n'est pas toujours top, mais vous comprenez, on était sur le point de manger, c'était trop beau pour ne pas prendre la photo, mais il fallait le faire vite avec le téléphone !
Ochazuke & Oeuf poché de La peau d'ourse

A.I. nous a donné des paquets d'ochazuke qu'il a rapportés du japon. Il s'agit d'un petit paquet d'ingrédients lyophilisés (thé vert, sésame, poisson, par exemple) qu'on étalle sur le riz. Ensuite on y verse de l'eau chaude. Les gourmands (c'est moi !) peuvent y rajouter un œuf poché. Ma vie a changé depuis la lecture de ce billet de La peau d'ourse qui inclut des instructions pour des œufs pochés au micro-ondes. Trop facile ! De plus, le donburi aux aubergines dont on trouve également la recette est délicieux. Pas de photo ici, mais j'en fais régulièrement.
Ce qu'on a trouvé dans le frigo
A. est champion de la cuisine impromptu. "Tu aurais envie de manger quelque chose ?" je lui demande. (Ton innocent. Sous-texte : tu cuisines ?) "Un steak" il dit. (Ton innocent. Sous-texte : ok, je vais nous faire un truc délicieux avec tous ces légumes dans le frigo.)
Ici, par exemple, il nous a fait des légumes épicés avec un peu de feta et un croustillant de feuille de brique.
C'est dommage que je n'ai pas de photo d'un de ses currys. Souvent quand on n'a qu'un tas de légumes dans le frigo, il nous fait des currys avec un mélange de cumin, graines de fenouil, coriandre, garam masala, cardamome, fenugrec, poivre noir, piment,...
Quand A. cuisine, il prête systematiquement attention à la présentation. Ici, omelette aux légumes, maquereaux fumés, mayonnaise, mélange épinards/miso, le tout sur du riz bien caché sous les autres ingrédients.Nous mangeons beaucoup de maquereaux fumés de la marque Balthor. Parfois on va exprès à la supérette de Ger pour en acheter, car c'est le seul magasin du coin qui en vend. La dame à la caisse doit se dire "Encore ce couple ! 6 boites de maquereaux et 6 bonbons, comme d'hab. Pourtant ils n'ont pas l'aire d'avoir des carences alimentaires..."
Non, mais je vous dis, notre alimentation est encore plus variée depuis notre arrivée ici. J'ai découvert notamment le radis noir, légume que je n'ai jamais mangé auparavant. Ici il est montré en toute simplicité sur du riz avec un peu de je-ne-sais-plus-quoi comme sauce et des graines de sésame noir.Ah oui, le radis noir est blanc, en fait, une fois qu'on enlève la peau noire. Niveau gout, c'est pas très différent d'un radis rouge. On peut le faire tremper dans du vinaigre pour en faire un pickle qui fait un contrepoint délicieux aux mets un peu gras.
Notre fidèle gaufrier
Il y a peut-être 10 ans, la sœur de A. nous a offert un gaufrier. Cette machine a aujourd'hui tendance à surchauffer après quelques gaufres, mais tant que quelqu'un le branche/débranche au bon moment, elle continue à faire des gaufres superbes (et d'excellents croque-monsieurs.)
Est ce qu'on se contente de manger des gaufres classiques ? Non. Même si nous reconnaissons les mérites des gaufres classiques (surtout en présence de beurre ou de sirop d'érable), ce n'est pas une raison de ne pas explorer d'autres pistes avec son gaufrier.
On peut, par exemple, faire cuire des mochis dans le gaufrier (plus d'explications ici). A condition d'avoir des mochis, bien sûr, mais c'est encore l'un de ces produits que parfois A.I. nous ramène gentiment de Paris ou du Japon.
Cette fois, A. a suggéré de faire des okonomiyakis dans le gaufrier. La photo à droite montre la moitié d'un okonomiyaki normal (l'autre moitié étant sur une autre assiette.) C'est une galette composée d'une pâte liquide (comme pour les crêpes), chou haché, d'autres ingrédients (viande, fruits de mer) si on veut, le tout couvert de sauce et de katsuobushi.Au lieu de faire une galette, il a donc versé la pâte dans le gaufrier et ça a super bien marché :

Très content de ses bons résultats, il a décidé de faire des falafels dans le gaufrier. Le falafel est un mélange de pois-chiches et épices. Normalement ce mélange est frit, mais là, A. a simplement mis la pate dans le gaufrier, et presto:
Le gout était semblable à un falafel "normal." Hourah - falafels sans friture !Le falafel classique se mange dans un pita avec d'autres ingrédients qui varient selon l'origine du cuistot (libanais, isralien, autre.) N'ayant pas de pain pita, nous avons utilisé des tortillas (version maïs) et en plus du falafel, il y avait des morceaux d'aubergine, des cornichons, de la feta, et une sauce (tahiné, lait de coco, mayonnaise.)
Fromages... anglais !
Nous voisins anglais nous ont invités à goûter à plus d'une vingtaine de fromages anglais.
Ce n'est pas une blague!
En tant qu'américain, j'ai appris dans mon pays et ensuite en France que la France est LE pays du fromage. Ce stéréotype étant fermement ancré dans mon esprit, je n'ai pas beaucoup réfléchi à l'état du fromage dans d'autres pays. Notre voisine nous a dit qu'une fois qu'elle a pris la décision de nous faire découvrir les fromages anglais, elle a fait une liste de plus de 100 fromages ! Elle a du se limiter à une vingtaine dans un premier temps, tout en nous promettant de faire une autre soirée fromage à une autre date. Incroyable.
Nous avons mangé les fromages sur du pain mais aussi sur des crackers, ce qui m'a rappelé les Etats Unis où on fait la même chose. J'aime le pain mais j'adore aussi grignoter du fromage sur des crackers. Yum.
Suite et faim
Voilà. Avant de lire ce billet vous vous demandiez si on fait autre chose que de la céramique. Maintenant vous vous demandez si on ne fait que manger. Mais c'est une activité qu'on exerce plusieurs fois par jour, alors autant y prendre plaisir. En plus, c'est une activité qui nécessite... des céramiques ! Quelle harmonie parfaite.
dimanche 7 février 2016
Poulpe Fiction
Je m'étais donnée le mois de janvier (et c'est déjà février !) pour la création de deux pièces non-fonctionnelles : le châtophore dont je parlais dans le dernier billet, et une création pour l'expo Poissons d'Avril qui aura lieu au Musée à partir du premier avril.
Pour cette expo, j'ai décidé de faire un poulpe. Ce n'est pas un poisson, on est d'accord... mais le choix de créations pour l'expo reste un peu libre étant donné qu'il s'agit de poissons d'avril !
Le poulpe est composé de 18 formes tournées : 2 pour la tête et 2 pour chaque tentacule. J'ai pris une petite vidéo juste après l'assemblage initial. On y voit bien les morceaux distincts.
Pour cette expo, j'ai décidé de faire un poulpe. Ce n'est pas un poisson, on est d'accord... mais le choix de créations pour l'expo reste un peu libre étant donné qu'il s'agit de poissons d'avril !
Le poulpe est composé de 18 formes tournées : 2 pour la tête et 2 pour chaque tentacule. J'ai pris une petite vidéo juste après l'assemblage initial. On y voit bien les morceaux distincts.
Les tentacules sont un peu courts... mais au même temps,
il ne fallait pas dépasser les 40 centimètres de largeur du four !
Ici l'assemblage est fini, mis à part le rajout des ventouses.
Le voilà avec les ventouses.
Ce que je trouve sympa dans ce genre de projet, c'est la découverte de l'animal. Je me suis rendue compte que je ne savais pas ce à quoi ressemble les yeux de poulpe : l'iris est rectangulaire. Apparemment, les céphalopodes ont une très bonne vue, surtout étant donné les conditions peu lumineuses de leur environnement. Par contre, il ne voient pas les couleurs.
Imaginez que les humains ne voient qu'en noir et blanc aussi ; alors, je laisserai le poulpe sans émaillage, car je redoute un peu cette étape. En tout cas, avec le temps de séchage et de cuisson, il me reste du temps pour réfléchir sur le choix de couleur(s).
Si vous souhaitez voir le poulpe en couleur, venez voir l'expo avec ses poissons, son poulpe et ses autres êtres aquatiques !
jeudi 21 janvier 2016
Retour dans l'atelier de poterie
On dit que janvier est la période tranquille parce qu'il n'y a pas trop d’événements autour de la poterie (du moins, à la campagne.) Mais ce n'est pas vrai de tout ! Dès notre retour du marché de Noël de Cherbourg, il fallait rattraper les activités administratives que j'ai un peu négligées pendant tout le mois de décembre. Et surtout, janvier c'est le mois où on doit préparer toutes les inscriptions aux événements auxquels on veut participer au cours de l'année. Aussi, avec la reprise des cours avec les enfants, j'ai décidé de passer un peu de temps sur la fabrication des exemples, afin que les enfants puissent plus facilement suivre mes conseils et se faire une meilleur idée de l'objectif de chaque séance. Bref, tout ça m'a pris du temps.
Cette semaine j'ai enfin pu passer plus de temps dans l'atelier, et comme il me reste un peu de stock après le marché de noël (eh oui...), je me sens libre de créer un nouveau châtophore.
Cette semaine j'ai enfin pu passer plus de temps dans l'atelier, et comme il me reste un peu de stock après le marché de noël (eh oui...), je me sens libre de créer un nouveau châtophore.
La base de ce châto est faite à partir de 3 cylindres couchés, et
2 tubes debout. Après leur assemblage, j'ai commencé à faire
la découpe des fenêtreset j'ai testé la capacité d'y insérer
une petite lampe led.
Sur le cylindre central, j'ai rajouté une tour au colombin.
J'ai ensuite fait d'autres découpes et j'ai rajouté des arc-boutants.
Au fait, j'ai commencé à imaginer la structure du châtophore en décembre quand je me suis arrêtée pour admirer les arc-boutants de l'église à Cherbourg (ci-dessous.) De plus, je venais de terminer la lecture de Les Piliers de la terre, un roman qui tourne autour de la construction d'une église gothique. Tout ça m'a donné envie d'intégrer certains éléments de cette architecture dans le prochain châtophore.
D'accord, structurellement, mon châtophore n'a nullement besoin
des arc-boutants. Et même si l'idée d'un cylindre central avec deux
cylindres adjacents vient aussi des églises, il est loin d'être
une églisophore, J'ai voulu poursuivre l'idée de boiseries que j'ai un peu
travaillé dans le dernier châtophore, et je trouve que ça change tout
le caractère de l'objet.
C'est pas encore fini, mais je le teste de temps en temps avec ma bougie
électrique et ma petite lampe led. Je dois faire attention à leur laisser assez
de place,en prenant en compte le rétrécissement de la terre à la cuisson.
Il me reste encore beaucoup de détails à peaufiner, partout où il n'y a pas
de "boiseries." Et ensuite, le défi de l'émaillage. En somme, au lieu
de glander devant l'ordinateur, je devrais retourner au châto !
Mais avant ça, pour compléter votre vision de la vie à
l'Atelier Khnoum, je vous laisse avec quelques photos de...
...LA NEIGE !!!
Il reste encore un peu de neige par terre, et dans la belle lumière
du matin on a l'impression de vivre dans un royaume enchanté.
Sinon, c'est vrai qu'il fait froid,
sauf sur la couette, dans un rayon de soleil :
Certaines savent comment passer l'hiver.
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vendredi 1 janvier 2016
mercredi 9 décembre 2015
Châto-phores et autres céramiques
Ça y est, le marché de Noël à Cherbourg à commencé. La préparation du marché a été assez intense, mais avec des résultats concrets : c'est la première fois que j'ai autant de stock. Ceux qui viennent nous voir sur le marché trouveront, entre autres...
la série "terroir" la série "café-crème"
les séries blanches
des tirelires des jeux
Et des photophores, dont des "châto-phores"
Chaque tour du grand châto-phore a un style différent, comme si un premier roi avait construit la première tour et ses successeurs avaient ajouté les deux autres, avec un nouveau architecte à chaque fois. Comme l'ensemble est recouvert d'un émaillage assez sobre, on peut apprécier les travaux de chaque architecte. Entre les trois tours, je préfère la plus haute (photo à gauche), où j'ai rajouté un tronc d'arbre en guise de support pour le balcon. Ensuite, j'ai suivit l'idée des branchements dans mes découpes. Après, j'ai joué un peu plus avec la thématique de l'arbre sur l'un des petits châto-phores (photo à droite,)
Après le marché, je serai prête à attaquer un nouveau projet dans ce style : un château pour la reine des dryades.
Quoi ? Les dryades n'ont pas de reine ? Quelqu'un qui peut se transformer en arbre n'a pas besoin de châteaux ? ...Allez, laissez moi mes doux délires sous l'influence du vin chaud du marché !
vendredi 20 novembre 2015
La valeur du geste
Note de Khnoum : Aujourd'hui c'est A. l'auteur du billet ! Il travaille depuis un certain temps sur la création de jeux en céramique. Chaque jeu a de nombreuses pièces. Certaines sont simples, d'autres plus élaborées. Entouré de toutes ses pièces, il a fait une pause pour partager ses pensées...
L'acte de création occupe les heures de mes jours. De geste en geste, les pièces s'alignent et les rangs s'allongent. Mais quel est la valeur du geste ? Augmente-elle avec chacune des innombrables itérations ? Dans une autre vie, le perfectionnement du geste suffisait… une vie d'artiste peut-être. Quoi qu'il en soit, une vie révolue. Mon présent suit un autre cours; les gestes, ainsi que leur fin, sont différents.
L'Atelier Khnoum se prépare pour le Marché de Noël de Cherbourg et moi aussi.
Nous vivons dans une époque où la valeur des choses est non seulement circonstancielle, mais aussi abstraite. C'est en particulier mis en évidence dans le cas de l'expression créatif.
Je ne saurais dire si mon geste prend de la valeur avec chaque répétition… Sans doute que non, ou alors seulement dans la mesure de leur contribution à la totalité de chacune de mes créations, si infimes et simples qu'elles puissent-être.
Mes pièces seront peut-être appréciées à leur juste valeur. Quoi qu'il en soit, il est temps de faire mes étiquettes de prix.
Ensuite, je retournerai à la répétition du geste.
L'acte de création occupe les heures de mes jours. De geste en geste, les pièces s'alignent et les rangs s'allongent. Mais quel est la valeur du geste ? Augmente-elle avec chacune des innombrables itérations ? Dans une autre vie, le perfectionnement du geste suffisait… une vie d'artiste peut-être. Quoi qu'il en soit, une vie révolue. Mon présent suit un autre cours; les gestes, ainsi que leur fin, sont différents.
L'Atelier Khnoum se prépare pour le Marché de Noël de Cherbourg et moi aussi.
Pièces du jeu d'omok en cours de création.
Nous vivons dans une époque où la valeur des choses est non seulement circonstancielle, mais aussi abstraite. C'est en particulier mis en évidence dans le cas de l'expression créatif.
Je ne saurais dire si mon geste prend de la valeur avec chaque répétition… Sans doute que non, ou alors seulement dans la mesure de leur contribution à la totalité de chacune de mes créations, si infimes et simples qu'elles puissent-être.
Mes pièces seront peut-être appréciées à leur juste valeur. Quoi qu'il en soit, il est temps de faire mes étiquettes de prix.
Ensuite, je retournerai à la répétition du geste.
Jeu d'omok
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