Cette année mes élèves ont travaillé sur le thème des quatres éléments. Nous nous sommes ensuite réunis autour d'un goûter pour admirer nos oeuvres.
Je suis vraiment ravie des résultats de ce projet. Quasiment tous mes élèves réguliers, enfants et adultes, ont joué le jeu, ce qui n'est pas évident quand on a un thème à respecter. Tout le monde a bien réfléchi et leurs idées étaient très diverses. Et en conséquence, chacun a pu faire appel à des techniques, des formes, et des coloris différents.
D. me disait qu'il trouve qu'un tel projet permet de sortir de sa zone de confort, de s'essayer à des techniques qu'on n'aurait pas utilisé autrement. C'est exactement le sentiment que j'ai eu à Ger quand j'ai du choisir un projet pour l'Expo poisson d'avril. Je voulais lancer un thème à l'atelier cette année pour permettre à tout le monde de faire l'expérience d'une contrainte qui, étrangement, augmente la créativité... et c'est une bonne opportunité de se réunir autour de gâteaux à la fin de la saison des cours !
Le projet m'a motivé à faire un peu de modelage, avec une sculpture par élément représentant la potière dans tous ses états : au tour, au four, se débarrassant de l'odeur de la fumée, et sur son tapis volant. Bon, pour l'instant j'ai une Opel, mais on peut toujours rêver....
Je me suis amusée à utiliser tous les grès de l'atelier : Grès rouge de Bourgogne, Grès de Treigny, Grès de Saint Amand, et Grès Blanc. Comme je n'avais pas énormément de temps à consacrer au projet, j'ai sculpté plus vite que jamais auparavant et j'étais ravie de voir que tout avait bien tenu à la cuisson, malgré un séchage rapide et des épaisseurs un peu variables.
Et maintenant nous voilà partis pour un nouveau projet, car mes élèves sont intéressés par le concours Embouteillage proposé par le Musée de la Poterie à Ger. Ils sont nombreux à avoir déjà développé une idée et on va se rejoindre en été pour travailler le projet. J'ai à nouveau hâte de voir la matérialisation de leurs imaginations !
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mardi 25 juin 2019
dimanche 9 juillet 2017
Poterie à Pontrieux
Dès fois, en faisant mon yoga du matin dans la cour, je ferme les yeux très fort pour ensuite les réouvrir. C'est un test : ma vie ici est-elle un rêve ? Mais je suis vraiment là, dans une jolie courette au bord du Trieux en train de respirer l'air frais du matin. Parfois le parfum des fleurs est mélangé aux odeurs agréables du pain ou des oignons caramélisés, selon si le vent passe devant la crêperie ou la boulangerie.
Notre rythme de vie est devenu très agréable depuis l'ouverture de la boutique ici à Pontrieux. Petite sortie dans la courette avant l'ouverture de la boutique. Modelage de tortues avec le café. Tournage ou modelage toute la journée, avec des pauses marquées par l'arrivée des gens dans la boutique. C'est l'opportunité de causer poterie, en leur expliquant ce que j'utilise comme terre, à quelle température ça cuit, comment appliquer l'émail...
Je ne sais pas de tout si cette vie est possible à long terme, car il est trop tôt pour dire si l'atelier sera un succès au niveau des ventes et des cours. Après un mois d'ouverture, tout ce que je peux dire c'est que je suis ravie des cours avec mes premières élèves et que je vends beaucoup de tortues. Du coup j'en ai fait plein. Sorties du four, il y en avait dans tous les coins de la boutique ; les visiteurs commençaient à dire quasi systématiquement, "Oh, la tortue doit être votre animal fetish/totem/préféré." Mais il m'est arrivée aussi qu'une dame me dise, "ma belle-soeur adore les tortues - je vais vous en prendre 5." Je continue à en faire.
Si en général je vends soliflores, tasses, et tortues, il est arrivée aussi qu'on m'achète des objets un peu moins communs (à mes yeux), comme mon vase en spiral. Ca m'a poussé à créer de nouveaux vases à la plaque.
D'habitude, je fais deux plaques sur le tour afin de créer une belle spirale, mais cette fois j'avais envie de faire un vase à partir de plaques roulées. En fin de compte, la construction du vase était beaucoup plus difficile, peut-être parce que mes plaques étaient encores trop molles quand j'ai commencé mon assemblage. Malgrès ces problèmes, je suis contente du résultat et je vais en refaire comme çà. Reste à savoir comment je vais les émailler. Le grès rouge de Bourgogne utilisé pour deux de ces vases est couleur bordeaux après cuisson, me donnant envie de laisser la terre partiellement apparente.
Sinon, je commence à faire plus de tournage à la motte. C'est vraiment pratique pour la fabrication des soliflores et même pour les tirelires, car je ne suis plus obligée de faire un bélier pour chaque objet. Avant je ne me sentais pas à l'aise avec cette technique, mais depuis la création d'une tonne de pions à la motte pour les jeux de A., je m'y mets plus facilement.
En théorie je ferme à 18h30 mais souvent je reste plus tard dans l'atelier. Cela dit, avec les longues (c.a.d. glorieuses) journées d'été, nous réussissons quand même à sortir le soir. Une ou deux fois par semaine il y a le badminton avec le club du coin et les autres jours nous continuons à découvrir les environs de Pontrieux en vélo ou à pied. Ici on peut facilement se promener au bord de l'eau, dans la forêt, ou entre des champs de blé dorés longés de coquelicots.
La semaine prochaine je retourne à Ger pour le stage de Dany Jung au Musée de la Poterie.
J'ai hâte d'y retrouver des amis et je suis ravie de faire le stage sur la création d'objets à partir de formes tournées ! J'espère avoir le temps de raconter tout ça sur le blog. C'est difficile de se mettre à écrire quand le chant sirène de l'été enchanteur entre si facilement par la fenêtre ouverte.
Notre rythme de vie est devenu très agréable depuis l'ouverture de la boutique ici à Pontrieux. Petite sortie dans la courette avant l'ouverture de la boutique. Modelage de tortues avec le café. Tournage ou modelage toute la journée, avec des pauses marquées par l'arrivée des gens dans la boutique. C'est l'opportunité de causer poterie, en leur expliquant ce que j'utilise comme terre, à quelle température ça cuit, comment appliquer l'émail...
Je ne sais pas de tout si cette vie est possible à long terme, car il est trop tôt pour dire si l'atelier sera un succès au niveau des ventes et des cours. Après un mois d'ouverture, tout ce que je peux dire c'est que je suis ravie des cours avec mes premières élèves et que je vends beaucoup de tortues. Du coup j'en ai fait plein. Sorties du four, il y en avait dans tous les coins de la boutique ; les visiteurs commençaient à dire quasi systématiquement, "Oh, la tortue doit être votre animal fetish/totem/préféré." Mais il m'est arrivée aussi qu'une dame me dise, "ma belle-soeur adore les tortues - je vais vous en prendre 5." Je continue à en faire.
Un poulpe s'est mélangé aux tortues
Si en général je vends soliflores, tasses, et tortues, il est arrivée aussi qu'on m'achète des objets un peu moins communs (à mes yeux), comme mon vase en spiral. Ca m'a poussé à créer de nouveaux vases à la plaque.
Vases avant cuisson
D'habitude, je fais deux plaques sur le tour afin de créer une belle spirale, mais cette fois j'avais envie de faire un vase à partir de plaques roulées. En fin de compte, la construction du vase était beaucoup plus difficile, peut-être parce que mes plaques étaient encores trop molles quand j'ai commencé mon assemblage. Malgrès ces problèmes, je suis contente du résultat et je vais en refaire comme çà. Reste à savoir comment je vais les émailler. Le grès rouge de Bourgogne utilisé pour deux de ces vases est couleur bordeaux après cuisson, me donnant envie de laisser la terre partiellement apparente.
Sinon, je commence à faire plus de tournage à la motte. C'est vraiment pratique pour la fabrication des soliflores et même pour les tirelires, car je ne suis plus obligée de faire un bélier pour chaque objet. Avant je ne me sentais pas à l'aise avec cette technique, mais depuis la création d'une tonne de pions à la motte pour les jeux de A., je m'y mets plus facilement.
Jeu de Hnefatafl (Jeu de stratégie inventé par les vikings)
En théorie je ferme à 18h30 mais souvent je reste plus tard dans l'atelier. Cela dit, avec les longues (c.a.d. glorieuses) journées d'été, nous réussissons quand même à sortir le soir. Une ou deux fois par semaine il y a le badminton avec le club du coin et les autres jours nous continuons à découvrir les environs de Pontrieux en vélo ou à pied. Ici on peut facilement se promener au bord de l'eau, dans la forêt, ou entre des champs de blé dorés longés de coquelicots.
La semaine prochaine je retourne à Ger pour le stage de Dany Jung au Musée de la Poterie.
Oeuvre de Dany Jung - impressionnant !
J'ai hâte d'y retrouver des amis et je suis ravie de faire le stage sur la création d'objets à partir de formes tournées ! J'espère avoir le temps de raconter tout ça sur le blog. C'est difficile de se mettre à écrire quand le chant sirène de l'été enchanteur entre si facilement par la fenêtre ouverte.
jeudi 12 janvier 2017
Une nouvelle année !
Ça y est, c'est 2017 !
En janvier 2015, je suis venue pour la première fois à Ger pour un entretien avec l'équipe du Musée de la Poterie, et au printemps, nous nous sommes installés à la pépinière du musée pour une période de 23 mois. Depuis le début, j'avais le projet d'ouvrir une boutique à la suite de la pépinière. C'est facile de dire "j'ouvre une boutique," mais ensuite, il faut le faire. En octobre, sachant que la pépinière prendrait fin en mars, je commençais à avoir peur qu'on ne trouvera rien d'approprié.
N'étant pas sûrs, au début de la recherche, si un atelier en plein campagne était financièrement exclu, nous avons aussi passé du temps à regarder des choses inappropriées mais très attirantes, du genre...
C'est incroyable le nombre de jolies fermes et même des petits châteaux qui sont en vente pour "pas cher" (je suis encore habituée aux prix absurdes de la région parisienne) dans des coins magnifiques (c'est à dire, paumés.) Nous avons décidé qu'il n'y aurait jamais assez de passage à la boutique dans ces lieux et que la solution serait de devenir Roi et Reine non pas d'un château, mais d'une maison de ville.
A. a passé des heures, des jours même, devant l'écran à regarder des annonces immobilières. Car il s'agissait non seulement de trouver un village approprié mais aussi d'y trouver un bon emplacement pour que les passants trouvent facilement la boutique. Il a fini par trouver un lieu répondant à tous nos critères : boutique, logement, petit village sympathique !
Dès fin février on aura les clés d'une jolie maison avec boutique dans la rue St. Yves à Pontrieux !! On accède à ce village par une route sinueuse qui traverse la forêt ou, en été, on peut y aller en prenant le train à vapeur de Paimpol. Notre future boutique est dans la rue principale, juste à coté du pont qui traverse le Trieux. Dans le village on trouve artisans, petites boutiques, et restaurants (crêperie au bord de l'eau ; eh oui, c'est la Bretagne.) En plus du joli cadre, la particularité de Pontrieux c'est que toutes les maisons donnant sur le Trieux, la notre incluse, ont des lavoirs ; en été, les promenades en barque permettent de les voir.
Si le lieu est décidé, beaucoup de choses restent à définir. Quel couleur pour la boutique ? Etc, etc, etc. J'espère pouvoir ouvrir la boutique en avril ou mai, mais ça dépendra de l'installation électrique (pour le four) et de tout le reste.
Et que se passe-t-il à Ger dans cette période sans marchés et avant l'installation à Pontrieux ? Je profite du calme dans l'atelier en faisant...
En janvier 2015, je suis venue pour la première fois à Ger pour un entretien avec l'équipe du Musée de la Poterie, et au printemps, nous nous sommes installés à la pépinière du musée pour une période de 23 mois. Depuis le début, j'avais le projet d'ouvrir une boutique à la suite de la pépinière. C'est facile de dire "j'ouvre une boutique," mais ensuite, il faut le faire. En octobre, sachant que la pépinière prendrait fin en mars, je commençais à avoir peur qu'on ne trouvera rien d'approprié.
N'étant pas sûrs, au début de la recherche, si un atelier en plein campagne était financièrement exclu, nous avons aussi passé du temps à regarder des choses inappropriées mais très attirantes, du genre...
C'est incroyable le nombre de jolies fermes et même des petits châteaux qui sont en vente pour "pas cher" (je suis encore habituée aux prix absurdes de la région parisienne) dans des coins magnifiques (c'est à dire, paumés.) Nous avons décidé qu'il n'y aurait jamais assez de passage à la boutique dans ces lieux et que la solution serait de devenir Roi et Reine non pas d'un château, mais d'une maison de ville.
A. a passé des heures, des jours même, devant l'écran à regarder des annonces immobilières. Car il s'agissait non seulement de trouver un village approprié mais aussi d'y trouver un bon emplacement pour que les passants trouvent facilement la boutique. Il a fini par trouver un lieu répondant à tous nos critères : boutique, logement, petit village sympathique !
Dès fin février on aura les clés d'une jolie maison avec boutique dans la rue St. Yves à Pontrieux !! On accède à ce village par une route sinueuse qui traverse la forêt ou, en été, on peut y aller en prenant le train à vapeur de Paimpol. Notre future boutique est dans la rue principale, juste à coté du pont qui traverse le Trieux. Dans le village on trouve artisans, petites boutiques, et restaurants (crêperie au bord de l'eau ; eh oui, c'est la Bretagne.) En plus du joli cadre, la particularité de Pontrieux c'est que toutes les maisons donnant sur le Trieux, la notre incluse, ont des lavoirs ; en été, les promenades en barque permettent de les voir.
photo grâce à ce site
Notre lavoir !
Et que se passe-t-il à Ger dans cette période sans marchés et avant l'installation à Pontrieux ? Je profite du calme dans l'atelier en faisant...
des objets en terre-papier et mousse
des pots à fleurs (composés de boules pressées dans un moule que j'ai fabriqué en grès)
d'autres moules en terre pour la création de tortues ou bols
des tirelires
et, bien sur, des mini-tortues mimis.
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dimanche 31 juillet 2016
L'arrivée du beau temps
Certains sont en vacance...
.... tandis que pour nous, l'arrivée du beau temps signale l'arrivée des touristes. Du coup, les weekends, nous découvrons la Normandie en exposant sur des marchés et en semaine je m’entraîne au tournage avec des démos pour les visiteurs au musée.
Le weekend passé, par exemple, nous étions à Honfleur pour le marché de potiers. Etant actuellement à la recherche d'un atelier-boutique pour l'année prochaine, je regarde tous les villages, y compris Honfleur, d'un autre œil : je me demande comment ça serait d'y vivre, où serait le meilleur emplacement dans la ville pour un atelier, etc. En discutant de la ville avec A. après le marché, nous en avons conclu qu'il serait difficile de se garer, que l'immobilier doit être cher, et que la compétition entre les nombreuses boutiques doit être rude.
Vous avez déjà été à Honfleur ? On y rencontre beaucoup de touristes autour d'un petit port entouré de belles maisons à pans de bois ou couvertes de tuiles d'ardoise.

On y trouve également l'homme en blanc que j'ai vu tellement de fois à Paris (notamment sur la porte d'en face de l'atelier où je prenais des cours de tournage.)
En montant la colline, on déambule dans des petites ruelles entre des maisons bombées datant d'une autre époque. Le marché de poterie se tient sur la place St. Catherine, là où se trouve une église exceptionnelle. Elle est apparemment la plus grande église en bois de France et en rentrant dedans j'ai eu l'impression de voyager dans le temps. Notre stand était sur le flanc de l'église, et A. a pris cette photo des vitraux juste au bon moment !
C'est grâce à A. qui m'accompagne que j'ai la chance de pouvoir circuler un peu dans les environs des marchés, au lieu de passer tout mon temps derrière le stand. Il est bizarrement fatiguant de passer deux jours sur un marché, et c'est beaucoup plus facile à deux.
Hier soir nous étions à la fête Foksa Fourmille à Fontenai-les-Louvets, petite fête super conviviale avec des producteurs et des artisans locaux, des stands sensibilisant le public à des thèmes écologiques (consommation énergétique, identification des animaux sauvages, réduction des déchets), des concerts, des jeux et autres activités pour les enfants... Le public était très attiré par les poteries, ce qui nous change de certains autres événements qu'on a pu faire.
Dimanche et lundi prochain (7&8 août) nous serons sur le marché de potiers à Bricquebec, où à priori il s'agira aussi d'un public qui aime la céramique. Pour un aperçu du marché, vous pouvez regarder cette vidéo faîte par V. Rousseau.
Entre les marchés, les journées passent vite. Tout d'un coup il y a beaucoup plus de visiteurs aux musée et donc une partie de chaque journée est dédiée aux démos de tournage. J'apprécie le contact avec le public, car tout le monde aime voir du tournage et c'est enrichissant de discuter des techniques et de l'histoire de la poterie à Ger. En plus, j'en profite pour tester des nouvelles formes.
J'essaie aussi de faire quelques tests d'émaux, à la recherche d'un bleu qui me va.
Je fais des tests avec du titane et de l'oxyde de fer, sans résultats concluants. Mais une discussion avec C. Bruckner m'a donné des idées à poursuivre, donc c'est reparti pour de nouveaux échantillons !
.... tandis que pour nous, l'arrivée du beau temps signale l'arrivée des touristes. Du coup, les weekends, nous découvrons la Normandie en exposant sur des marchés et en semaine je m’entraîne au tournage avec des démos pour les visiteurs au musée.
Le weekend passé, par exemple, nous étions à Honfleur pour le marché de potiers. Etant actuellement à la recherche d'un atelier-boutique pour l'année prochaine, je regarde tous les villages, y compris Honfleur, d'un autre œil : je me demande comment ça serait d'y vivre, où serait le meilleur emplacement dans la ville pour un atelier, etc. En discutant de la ville avec A. après le marché, nous en avons conclu qu'il serait difficile de se garer, que l'immobilier doit être cher, et que la compétition entre les nombreuses boutiques doit être rude.
Vous avez déjà été à Honfleur ? On y rencontre beaucoup de touristes autour d'un petit port entouré de belles maisons à pans de bois ou couvertes de tuiles d'ardoise.

On y trouve également l'homme en blanc que j'ai vu tellement de fois à Paris (notamment sur la porte d'en face de l'atelier où je prenais des cours de tournage.)
En montant la colline, on déambule dans des petites ruelles entre des maisons bombées datant d'une autre époque. Le marché de poterie se tient sur la place St. Catherine, là où se trouve une église exceptionnelle. Elle est apparemment la plus grande église en bois de France et en rentrant dedans j'ai eu l'impression de voyager dans le temps. Notre stand était sur le flanc de l'église, et A. a pris cette photo des vitraux juste au bon moment !
C'est grâce à A. qui m'accompagne que j'ai la chance de pouvoir circuler un peu dans les environs des marchés, au lieu de passer tout mon temps derrière le stand. Il est bizarrement fatiguant de passer deux jours sur un marché, et c'est beaucoup plus facile à deux.
Hier soir nous étions à la fête Foksa Fourmille à Fontenai-les-Louvets, petite fête super conviviale avec des producteurs et des artisans locaux, des stands sensibilisant le public à des thèmes écologiques (consommation énergétique, identification des animaux sauvages, réduction des déchets), des concerts, des jeux et autres activités pour les enfants... Le public était très attiré par les poteries, ce qui nous change de certains autres événements qu'on a pu faire.
Dimanche et lundi prochain (7&8 août) nous serons sur le marché de potiers à Bricquebec, où à priori il s'agira aussi d'un public qui aime la céramique. Pour un aperçu du marché, vous pouvez regarder cette vidéo faîte par V. Rousseau.
Entre les marchés, les journées passent vite. Tout d'un coup il y a beaucoup plus de visiteurs aux musée et donc une partie de chaque journée est dédiée aux démos de tournage. J'apprécie le contact avec le public, car tout le monde aime voir du tournage et c'est enrichissant de discuter des techniques et de l'histoire de la poterie à Ger. En plus, j'en profite pour tester des nouvelles formes.
J'essaie aussi de faire quelques tests d'émaux, à la recherche d'un bleu qui me va.Je fais des tests avec du titane et de l'oxyde de fer, sans résultats concluants. Mais une discussion avec C. Bruckner m'a donné des idées à poursuivre, donc c'est reparti pour de nouveaux échantillons !
dimanche 7 février 2016
Poulpe Fiction
Je m'étais donnée le mois de janvier (et c'est déjà février !) pour la création de deux pièces non-fonctionnelles : le châtophore dont je parlais dans le dernier billet, et une création pour l'expo Poissons d'Avril qui aura lieu au Musée à partir du premier avril.
Pour cette expo, j'ai décidé de faire un poulpe. Ce n'est pas un poisson, on est d'accord... mais le choix de créations pour l'expo reste un peu libre étant donné qu'il s'agit de poissons d'avril !
Le poulpe est composé de 18 formes tournées : 2 pour la tête et 2 pour chaque tentacule. J'ai pris une petite vidéo juste après l'assemblage initial. On y voit bien les morceaux distincts.
Pour cette expo, j'ai décidé de faire un poulpe. Ce n'est pas un poisson, on est d'accord... mais le choix de créations pour l'expo reste un peu libre étant donné qu'il s'agit de poissons d'avril !
Le poulpe est composé de 18 formes tournées : 2 pour la tête et 2 pour chaque tentacule. J'ai pris une petite vidéo juste après l'assemblage initial. On y voit bien les morceaux distincts.
Les tentacules sont un peu courts... mais au même temps,
il ne fallait pas dépasser les 40 centimètres de largeur du four !
Ici l'assemblage est fini, mis à part le rajout des ventouses.
Le voilà avec les ventouses.
Ce que je trouve sympa dans ce genre de projet, c'est la découverte de l'animal. Je me suis rendue compte que je ne savais pas ce à quoi ressemble les yeux de poulpe : l'iris est rectangulaire. Apparemment, les céphalopodes ont une très bonne vue, surtout étant donné les conditions peu lumineuses de leur environnement. Par contre, il ne voient pas les couleurs.
Imaginez que les humains ne voient qu'en noir et blanc aussi ; alors, je laisserai le poulpe sans émaillage, car je redoute un peu cette étape. En tout cas, avec le temps de séchage et de cuisson, il me reste du temps pour réfléchir sur le choix de couleur(s).
Si vous souhaitez voir le poulpe en couleur, venez voir l'expo avec ses poissons, son poulpe et ses autres êtres aquatiques !
jeudi 21 janvier 2016
Retour dans l'atelier de poterie
On dit que janvier est la période tranquille parce qu'il n'y a pas trop d’événements autour de la poterie (du moins, à la campagne.) Mais ce n'est pas vrai de tout ! Dès notre retour du marché de Noël de Cherbourg, il fallait rattraper les activités administratives que j'ai un peu négligées pendant tout le mois de décembre. Et surtout, janvier c'est le mois où on doit préparer toutes les inscriptions aux événements auxquels on veut participer au cours de l'année. Aussi, avec la reprise des cours avec les enfants, j'ai décidé de passer un peu de temps sur la fabrication des exemples, afin que les enfants puissent plus facilement suivre mes conseils et se faire une meilleur idée de l'objectif de chaque séance. Bref, tout ça m'a pris du temps.
Cette semaine j'ai enfin pu passer plus de temps dans l'atelier, et comme il me reste un peu de stock après le marché de noël (eh oui...), je me sens libre de créer un nouveau châtophore.
Cette semaine j'ai enfin pu passer plus de temps dans l'atelier, et comme il me reste un peu de stock après le marché de noël (eh oui...), je me sens libre de créer un nouveau châtophore.
La base de ce châto est faite à partir de 3 cylindres couchés, et
2 tubes debout. Après leur assemblage, j'ai commencé à faire
la découpe des fenêtreset j'ai testé la capacité d'y insérer
une petite lampe led.
Sur le cylindre central, j'ai rajouté une tour au colombin.
J'ai ensuite fait d'autres découpes et j'ai rajouté des arc-boutants.
Au fait, j'ai commencé à imaginer la structure du châtophore en décembre quand je me suis arrêtée pour admirer les arc-boutants de l'église à Cherbourg (ci-dessous.) De plus, je venais de terminer la lecture de Les Piliers de la terre, un roman qui tourne autour de la construction d'une église gothique. Tout ça m'a donné envie d'intégrer certains éléments de cette architecture dans le prochain châtophore.
D'accord, structurellement, mon châtophore n'a nullement besoin
des arc-boutants. Et même si l'idée d'un cylindre central avec deux
cylindres adjacents vient aussi des églises, il est loin d'être
une églisophore, J'ai voulu poursuivre l'idée de boiseries que j'ai un peu
travaillé dans le dernier châtophore, et je trouve que ça change tout
le caractère de l'objet.
C'est pas encore fini, mais je le teste de temps en temps avec ma bougie
électrique et ma petite lampe led. Je dois faire attention à leur laisser assez
de place,en prenant en compte le rétrécissement de la terre à la cuisson.
Il me reste encore beaucoup de détails à peaufiner, partout où il n'y a pas
de "boiseries." Et ensuite, le défi de l'émaillage. En somme, au lieu
de glander devant l'ordinateur, je devrais retourner au châto !
Mais avant ça, pour compléter votre vision de la vie à
l'Atelier Khnoum, je vous laisse avec quelques photos de...
...LA NEIGE !!!
Il reste encore un peu de neige par terre, et dans la belle lumière
du matin on a l'impression de vivre dans un royaume enchanté.
Sinon, c'est vrai qu'il fait froid,
sauf sur la couette, dans un rayon de soleil :
Certaines savent comment passer l'hiver.
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dimanche 14 juin 2015
Châteaux en céramique
Mes châteaux sont sortis du four ! J'en ai fait deux. L'un est une fontaine et l'autre est un photophore.
L'eau doit sortir par un trou dans la première tour, pour ensuite se déverser dans la deuxième et ensuite la troisième. Je n'ai pas encore testé la fontaine, car je dois finir le support qui contiendra l'eau et assembler la pompe.
Si les photos vous plaisent et vous souhaiter voir les châteaux en vrai, venez à l'inauguration de la pépinière ou à la soirée du feu !
La fontaine est composée de trois tours.
L'eau doit sortir par un trou dans la première tour, pour ensuite se déverser dans la deuxième et ensuite la troisième. Je n'ai pas encore testé la fontaine, car je dois finir le support qui contiendra l'eau et assembler la pompe.
J'ai passé pas mal de temps sur les détails...
Si ça marche avec la pompe, j'ai dans l'idée de continuer à faire des tours de ce genre pour ensuite proposer aux gens de composer leurs propres châteaux à partir des celles qui leur plaisent le plus.
Et voici la version photophore :
La partie ronde vient couvrir la dernière bougie sur la gauche.
Difficile (pour moi, en tout cas) de prendre une belle photo montrant à quoi ça ressemble une fois allumé. Dans la réalité, c'est pas mal.
Gros plan de la partie bombée... je me suis bien amusée avec la décoration !
Si les photos vous plaisent et vous souhaiter voir les châteaux en vrai, venez à l'inauguration de la pépinière ou à la soirée du feu !
dimanche 18 janvier 2015
Le va-et-vient
En attendant de savoir où exactement je vais transporter mon tour et mon four, on bascule entre deux villes.
D'un coté, Biarritz...
...où les couleurs perpétuellement changeants de la mer et du ciel me font rêver de créer des émaux d'aspect brillant mais naturel.
...où on respire mieux.
...où il pleut pendant que le soleil brille. Bonne excuse de se poser sur le canapé avec le nouveau bol à thé et un cinnamon bun (voici la recette - elle est excellente !)
Ce bol à été dans un billet précédent, montré à la phase biscuit. Il s'est passé un truc intéressant à la deuxième cuisson : des petites gouttes blanches ont suinté de la partie basse (et non-émaillé) de l'extérieur, donnant un aspect un peu rugueux qui est agréable au niveau tactile.
De l'autre coté, Paris...
...où la vente de notre appartement semble se concrétiser, mais rien n'est certain tant que les documents ne seront pas signés.
...où je retrouve mon tour sur lequel j'ai commencé quelques mugs ce matin.
Par le passé, j'ai fait les mugs que l'on voit ici en couleur. Depuis leur départ de mon étagère, je pensais refaire ces séries, car les deux formes m'ont bien plu et ont eu du succès.
D'un coté, Biarritz...
...où les couleurs perpétuellement changeants de la mer et du ciel me font rêver de créer des émaux d'aspect brillant mais naturel.
...où il pleut pendant que le soleil brille. Bonne excuse de se poser sur le canapé avec le nouveau bol à thé et un cinnamon bun (voici la recette - elle est excellente !)
Ce bol à été dans un billet précédent, montré à la phase biscuit. Il s'est passé un truc intéressant à la deuxième cuisson : des petites gouttes blanches ont suinté de la partie basse (et non-émaillé) de l'extérieur, donnant un aspect un peu rugueux qui est agréable au niveau tactile.
De l'autre coté, Paris...
...où la vente de notre appartement semble se concrétiser, mais rien n'est certain tant que les documents ne seront pas signés.
...où je retrouve mon tour sur lequel j'ai commencé quelques mugs ce matin.
On me dit souvent qu'il doit être difficile de refaire la même forme plusieurs fois. Mais si on commence avec la même masse de terre pour chaque objet, on finit par faire des objets de la même taille.
Une paire de concaves, une paire de convexes.
J'attends avec impatience que ces objets soient assez solides pour y attacher les anses.
Donc je vais créer la même chose, mais en plus grand, car les mugs ci-dessus étaient un peu petit. Ça fait partie de mon plan de faire des objets de toutes sortes avec l'empreinte d'une coque, étant donné que ce sont parmi les pièces qui plaisent le plus aux autres. Et pourquoi ? Peut-être pour la même raison qu'on se penche à la plage pour ramasser un coquillage.
dimanche 21 décembre 2014
Bilan des cuissons
J'ai enfin passé les objets qui traînaient sur les étagères au four. J'ai surtout du mal à finir les grosses pièces et/ou les trucs un peu figuratifs. Voici le bilan des dernières cuissons !

Le château est censé être une fontaine, mais comme la pompe est à Biarritz et la fontaine à Paris, je n'ai pas encore pu vérifier que l'eau coule correctement.
Quand le roi se fatigue de la vie au château, il sort se promener dans un espèce de howdah sur le dos d'un poisson géant.
J'avais peur de l'émailler, craignant que le résultat soit trop kitsch. Finalement je ne suis pas déçue.
Le château et le howdah du roi.
Le château est censé être une fontaine, mais comme la pompe est à Biarritz et la fontaine à Paris, je n'ai pas encore pu vérifier que l'eau coule correctement.
Quand le roi se fatigue de la vie au château, il sort se promener dans un espèce de howdah sur le dos d'un poisson géant.
Vase fleuri
J'avais peur de l'émailler, craignant que le résultat soit trop kitsch. Finalement je ne suis pas déçue.
Bols à thé en shigaraki noir
Il me restait pas mal de terre japonaise, car j'hésite toujours à l'utiliser, me disant que cette terre est trop précieuse. Mais c'est idiot, car elle sèche si je ne l'utilise pas. En plus, dès que j'y mets les mains, c'est génial : cette terre a une consistance légèrement sablée, parfaite pour le tournage.
Au tournassage, j'avais envie de faire un pied très important. Je n'ai réussi qu'à moitié : j'aurais dû laisser un peu plus de fond lors du tournage et/ou attendre une consistance plus solide pour le tournassage. Etant donné que les meilleurs bols à thé ne sont pas parfaitement ronds, j'ai décidé de tournasser un peu tôt, afin de pouvoir déformer les bols par la suite. En fin de compte, mes déformations sont agréables en main, mais pas super jolies à regarder... je me demande ce que ça donnera une fois émaillé.
Tout en écrivant ces mots, j'attends le refroidissement du four qui contient la version émaillée de ces deux bols. Il est tombé à 135° et j'ai très envie de l'ouvrir. Mais j'attends toujours qu'il retombe à 100°, voir moins. Et en lisant le forum de Ceramic Arts Daily, je vois qu'on conseil d'attendre environs 50°.
Les 15 milles jarres
Ces derniers temps, je ne faisais que tourner des jarres. Quand j'en commence une, je pense toujours faire un objet ressemblant aux jarres de lune de la Corée. Mon imagination et ma réalité ne sont pas parfaitement concordantes pour l'instant...
En ce qui concerne la taille des jarres, je vais devoir tourner avec beaucoup plus de terre si je veux un objet plus grand. Et si je veux une jarre de lune... j'ai récemment découvert qu'elles sont construites en deux pièces :
image tirée d'une vidéo de Kim Kyung-Sik.
De toute façon, il me faudrait un four plus grand pour tenter la création d'un tel objet !
mercredi 22 octobre 2014
Découvrir mes poteries ce samedi dans le 17e !
Portes Ouvertes à l'Atelier Khnoum
18 rue des Epinettes - de 13 à 20h
Métro Guy Moquet ou Brochant
Tasses, bols, vases, photophores, décorations....
Samedi le 26 octobre, je mets mes œuvres en exposition à l'atelier.
Vous avez toujours voulu boire un thé dans un mug de Khnoum ? C'est l’occasion de vous en procurer un !
Au plaisir de vous voir ce samedi !
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