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dimanche 31 juillet 2016

L'arrivée du beau temps

Certains sont en vacance...

 .... tandis que pour nous, l'arrivée du beau temps signale l'arrivée des touristes. Du coup, les weekends, nous découvrons la Normandie en exposant sur des marchés et en semaine je m’entraîne au tournage avec des démos pour les visiteurs au musée.

Le weekend passé, par exemple, nous étions à Honfleur pour le marché de potiers. Etant actuellement à la recherche d'un atelier-boutique pour l'année prochaine, je regarde tous les villages, y compris Honfleur, d'un autre œil : je me demande comment ça serait d'y vivre, où serait le meilleur emplacement dans la ville pour un atelier, etc. En discutant de la ville avec A. après le marché, nous en avons conclu qu'il serait difficile de se garer, que l'immobilier doit être cher, et que la compétition entre les nombreuses boutiques doit être rude.

Vous avez déjà été à Honfleur ? On y rencontre beaucoup de touristes autour d'un petit port entouré de belles maisons à pans de bois ou couvertes de tuiles d'ardoise.









On y trouve également l'homme en blanc que j'ai vu tellement de fois à Paris (notamment sur la porte d'en face de l'atelier où je prenais des cours de tournage.)

En montant la colline, on déambule dans des petites ruelles entre des maisons bombées datant d'une autre époque. Le marché de poterie se tient sur la place St. Catherine, là où se trouve une église exceptionnelle. Elle est apparemment la plus grande église en bois de France et en rentrant dedans j'ai eu l'impression de voyager dans le temps. Notre stand était sur le flanc de l'église, et A. a pris cette photo des vitraux juste au bon moment !

C'est grâce à A. qui m'accompagne que j'ai la chance de pouvoir circuler un peu dans les environs des marchés, au lieu de passer tout mon temps derrière le stand. Il est bizarrement fatiguant de passer deux jours sur un marché, et c'est beaucoup plus facile à deux.

Hier soir nous étions à la fête Foksa Fourmille à Fontenai-les-Louvets, petite fête super conviviale avec des producteurs et des artisans locaux, des stands sensibilisant le public à des thèmes écologiques (consommation énergétique, identification des animaux sauvages, réduction des déchets), des concerts, des jeux et autres activités pour les enfants... Le public était très attiré par les poteries, ce qui nous change de certains autres événements qu'on a pu faire.

Dimanche et lundi prochain (7&8 août) nous serons sur le marché de potiers à Bricquebec, où à priori il s'agira aussi d'un public qui aime la céramique. Pour un aperçu du marché, vous pouvez regarder cette vidéo faîte par V. Rousseau.

Entre les marchés, les journées passent vite. Tout d'un coup il y a beaucoup plus de visiteurs aux musée et donc une partie de chaque journée est dédiée aux démos de tournage. J'apprécie le contact avec le public, car tout le monde aime voir du tournage et c'est enrichissant de discuter des techniques et de l'histoire de la poterie à Ger. En plus, j'en profite pour tester des nouvelles formes.

J'essaie aussi de faire quelques tests d'émaux, à la recherche d'un bleu qui me va.
 Je fais des tests avec du titane et de l'oxyde de fer, sans résultats concluants. Mais une discussion avec C. Bruckner m'a donné des idées à poursuivre, donc c'est reparti pour de nouveaux échantillons !

dimanche 8 juin 2014

Les pieds dans l'eau !

Ça fait un moment que je n'ai pas donné de mes nouvelles, car j'étais occupée par l'organisation de notre déménagement. On se barre de Paris !!! Mais, ça c'est une longue histoire de cartons qui n'est pas très passionnante, et je préfère vous raconter une rencontre que j'ai eu sur la plage (sur la plage !!!) de notre nouvelle ville.

Il ne faisait pas très chaud sur la plage et le ciel alternait entré un soleil éclatant et des nuages qui filaient au grand galop.


À ma droite, un groupe de baigneurs se préparait à se mettre à l'eau. J'ai appris plus tard qu'il s'agit d'un club de gens qui se baignent tout l'année. À ma gauche une classe d'école est arrivée avec leurs instituteurs. Ils se sont mis sur le mur pour pique-niquer.

Moi aussi, j'avais un pique-nique : un bon morceau de manchego, un beau pain, et un sac de tomates cerises rouges et jaunes. Les tomates avaient le goût de vrais tomates de jardin, rien a voir avec les fausses tomates qu'on nous propose dans les supermarchés et chez la plupart des primeurs.

J'ai entendu une voix de fumeuse me dire, "Madame ! Hello ! Bonjour ! Guten Tag !" C'était une clocharde qui me scrutait, vraiment pas sûre de la nationalité d'une femme blonde pique-niquant dans le sable lorsqu'il ne fait pas assez chaud pour enlever sa veste. (Sauf si on fait parti du club des nageurs, bien sûr.)
J'ai rendu son bonjour et elle m'a demandé si je voulais bien partager mon pique-nique. Ayant tout un pain et tout un fromage, clairement je pouvais, et quand j'ai mis des tomates dans sa main ses yeux sont devenus énormes, comme si je lui avait donné une poignée de diamants. "Des tomates !" Elle a crié.
Elle s'est assise non loin de moi dans le sable pour manger. De temps en temps suite à une tomate elle appelait, "Madame ! Trop bon, les tomates !" "Vous avez raison !" Je criais à mon tour.
Ensuite, elle est revenue me voir. "Madame, regardez les enfants là. C'est n'importe quoi. Obligés à rester sur le mur ! Les pieds dans l'eau, ils devraient avoir les pieds dans l'eau ! Les pieds dans l'eau !" Et elle est partie se mettre les pieds dans l'eau.
Elle est restée un long moment au bord de l'eau, face à l'infini de horizon (et les pieds dans l'eau.)
En remontant la plage, je l'ai entendue chanter de sa voix rauque, "we don't need no education! We don't need no thought control!"

Le lendemain
Le jour d'après il faisait super beau. J'ai aperçu la clocharde de loin en ville. Arrivée sur la plage, j'ai revu le club des nageurs. J'ai mis mes pieds dans l'eau. Et puis, à ma grande satisfaction, j'ai pris ma première baignade de 2014.

mardi 11 février 2014

Distractions

La vie est pleine de distractions. Difficile de publier sur le blog quand....

...je me trouvais subitement à coté d'une mer tropicale. 
 Je suis revenue bronzée.

Ensuite, la girelle m'a appelée : "Hé ! T'as des pots à tourner !"
En ce moment je continue à travailler sur la série de porcelaines qui a eu un succès à Noël. Ça me laisse avec un mélange de porcelaine et de grès de St. Amand dans mon bac de terre à recycler. Ce mélange n'est pas facile à tourner car la porcelaine et le grès noir ont une consistance très différente. Par contre, quand je réussi à tourner un objet avec cette terre recyclée, le résultat nuageux est très satisfaisant.

Et en dehors de l'atelier il se passe plein de choses, qui en général ne méritent pas d'être racontées ici. A l'exception du la sauce miso et le choix du bon bol.
Nous avons pleins de bols dans la cuisine (étonnant, n'est-ce pas ?), les bols que je considère invendables (que A. décrit comme "expérimentaux.") C'est un plaisir de trouver le bol qui correspond à un plat, et l'autre jour j'étais très contente de l'ensemble bol + salade.
Et encore plus contente d'avoir appris à faire une sauce de salade au miso. Normalement c'est A. qui fait ce genre de salade, mais cette fois-ci il m'a expliqué comment faire. Elle est délicieuse et toute simple ! Voici les instructions :
Ingrédients salade

  • Un bloc de tofu (de préférence du tofu ferme et lisse), coupé en gros dès
  • Une courgette précuite à la vapeur (encore légèrement croquante) et refroidie, coupée en gros dès

Ingrédients sauce

  • Une cuillère à soupe de pâte miso
  • Une ou deux cuillères de vinaigre de riz (selon votre goût)
  • Huile de sésame (quelques goûtes)
    Bien mélangez ces ingrédients dans un bol (en céramique) à coté de la salade. Testez, ajustez à votre goût, et versez sur la salade. Si vous avez du nanami à portée de main, mettez-en un peu - sinon, une pincée de piment d’Espelette/Cayenne devrait faire l'affaire.
Et voilà, un mois est passé très rapidement. J'imagine que c'est pareil pour vous. Mais ce mois-ci, prenez le temps de tester la salade à la sauce miso. N'oubliez pas de la mettre dans un joli bol. Miam !

dimanche 1 septembre 2013

Pots en série

Nous sommes allés à la mer 

Dans le train, j'ai dessiné des idées de séries. Je fais souvent plusieurs tasses ou bols de la même forme et couleur, mais je ne fais pas des ensembles composés de formes diverses. Quelqu'un comme Picasso peut se permettre de faire que des pièces uniques. Mais moi, simple céramiste, j'ai besoin de travailler les séries.



J'ai observé chez d'autres céramistes qu'une série peut être définie par la forme, la terre, la texture, les rajouts, les émaux, ou par une combinaison de ces éléments. L'essentiel c'est qu'il y ait une caractéristique phare.

Le train est arrivé en Normandie. J'ai du manger des huîtres.

C'est à dire, arrivée à St. Vaast où je sais qu'un vaste parc* d'huîtres est caché par la marée haute et ayant aperçu un bâtiment avec l'enseigne "HUITRES," j'ai pas pu résister à la tentation. Miammm, manger des huîtres, c'est manger la mer.
*merci à l'éditeur. Moi, je croyais qui les huîtres grandissent dans des champs, pas des parcs.

Ensuite, on est revenu à Paris.

Ce weekend j'ai travaillé sur des prototypes pour la première série dessinée dans le train. Je note la quantité de terre utilisée pour chaque pièce afin de pouvoir répéter la même chose une prochaine fois.


Je suis assez contente du résultat, même s'il est évident qu'il faut peaufiner l’exécution du design. Cette fois-ci, j'ai laissé les objets tournés sécher un peut trop longtemps avant d'appliquer les bandes de terre qui définissent la série. Si vous regardez de près le bol à l'arrière plan, vous verrez une petite fissure ; le bol partira donc dans le bac de terre à recycler (d'où il est venu.)

Pour l'instant, on ne peut pas vraiment appeler ça une série, mais c'est un début. Un jour, je mettrai un service complet sur ALM. Pour l'instant, vous y trouverez un mélange hétéroclite reflétant mon esprit au moment du tournage.

dimanche 2 juin 2013

Kauai - Paris, 7419 miles

Nous sommes rentrés de vacances il y a.... mince, ça fait déjà deux semaines ! Nous sommes toujours un peu bronzés. Ça fait du bien d'avoir de nouveau des tâches de rousseur.

Nous avons passés environ une semaine sur Kauaï et une semaine sur Mauï, deux des îles qui composent l'Etat de Hawaii.

Paris : 7419 miles - youpie !

En gros, les îles sont des volcans. Kauaï est composé d'un seul pic, et Mauï de deux, reliés par un champ de lave qui est aujourd'hui un vaste champ de canne à sucre. Les nuages arrivent sur les îles et sont bloquées par les pics; du coup elles déversent toute leur pluie sur une face de la montagne, et l'autre côté reste sèche. Le résultat est une suite de micro-climats qui permet de se faire cramer à la plage ou de se balader dans une forêt blindée de plantes tropicales sans faire trop de route entre les deux.

Kaui (à gauche) & Maui (à droite)

En parlant de route : sur chaque île, les montagnes sont encerclées d'une route principale. Sur Kauaï, comme il n'y a qu'une seule montagne, il n'y a qu'une seule route. Sur la côté ouest, la face de la montagne est trop raide et la route s'arrête tout simplement. Sur Mauï la route entoure bien chaque montagne, mais il y a des endroits sans goudron et peu fréquentés. Le genre d'endroit qu'on aime bien.

On a profité d'innombrables plages spectaculaires.

Certaines sont couvertes de sable blanc,

 d'autres de sable noir ou rouge
certaines sont longues, d'autres petits baies, parfois on tombait sur des vagues, parfois non.

Souvent et surtout sous la pluie la plage était désertée. Nager sous la pluie, c'est top !

À plusieurs plages on peut faire de la plongée. Je m'attendais à plus de corail. Mais en général les récifs sur les plages étaient rocheuses ou bien composées de coraux morts. Je ne sais pas si les coraux sont morts avec l'activité humaine ou bien avec le passage des tempêtes. En tout cas, mêmes les endroits sans coraux sont recouverts d'algues ou autres plantes/animaux aquatiques et l'habitat est partagé par de nombreuses espèces de poissons. On se faisait plaisir à en découvrir de nouvelles sur chaque récif différent. Les récifs sont souvent des réserves naturelles où la pêche est interdite. Du coup les poissons sont souvent très grands et ne se méfient pas des plongeurs.

J'ai eu la chance de voir trois tortues, dont une avec lequel j'avais l'impression d'avoir un échange personnel : en nageant entre quelques rochers, j'étais surprise par une grosse tortue à moins d'un mètre, mais l’œil ancien de la tortue m'a fixé également avec étonnement :"Encore un de ces humains !" Elle est montée à la surface pour respirer, et ensuite elle s'est débarrassée de mon regard en plongeant sous un roche.

De temps en temps, il fallait sortir de l'eau pour manger.

Mmm, fish tacos.

De plage en plage nous avons fait le tour des îles. Il y avait des endroits très luxuriant, des forêts où la pluie abondante encourage la croissance de grands arbres, de gigantesque vignes à feuilles énormes, et des fleurs charnues rouges.
Oui, c'est la mer qu'on voit derrière

 Sur Mauï, d’innombrables chutes d'eau 

Des forêts entières de bambou !

Et qui dit végétation dit limace ! Super mignon, non ?
Merci A., pour l'animation !

Du côté sec des îles, il y a moins de végétation, ou (sur Mauï) carrément des étendues de lave trop récentes  (15e siècle) pour y avoir beaucoup de plantes.


Il faisait chaud, pas plus froid qu'environ 20°. On a eu froid qu'une seule fois : sur Mauï quand on s'est levés très tôt pour assister au lever de soleil sur la crête de la montagne (Haleakala).

Brr... il faisait 2°... mais c'était spectaculaire !

Et en descendant, on avait des belles vues
 sur les cônes volcaniques, souvenir des dernières éruptions.

Bon, là vous avez une idée de la géographie. Je suis tentée de continuer avec une description de la bouffe, des animaux qu'on a vu, des gens sympathiques qu'on a rencontrés, des petit-déjs (woops, c'est encore de la bouffe)... mais je pense que vous êtes déjà assez jaloux comme ça, non?

Ah, mais je n'ai pas parlé du potier...bon, ça sera pour la prochaine fois !

dimanche 24 juin 2012

Rhode Island

Mes parents habitent à Rhode Island, le plus petit des états aux US. Quand on regarde du ciel,

on voit que l'état est petit en partie par ce qu'il est composé largement d'eau. L'état embrasse une grande baie.


J'ai grandi la bas, mais c'est seulement en partant que je me suis rendu compte de la beauté de la région. Ou plutôt, en revenant : j'ai rendu visite à mes parents début juin, et j'ai été impressionnée par RI en été.

Quelle verdure ! Luxuriantes, les plantes semblaient pousser devant mes yeux. Le jardin de ma mère semblait recouvert de fleurs sauvages, mais en regardant de plus près j'ai découvert des aubergines, des mange-touts, des fraises.




Et les clématites étaient énormes !

Chez mes parents, la journée commence quand arrive sur la terrasse avec son mug de café. On y prend ensuite le petit dej avec la deuxième tasse du café. Quand j'y vais, j'aime bien retrouver les mugs !


Après, on se fait une balade jusqu'à la plage. Quand on revient, on prend un café. Ensuite on fait un peu de jardinage ou on lit et... tout d'un coup il est 17h et il faut préparer le repas du soir, lentement, en écoutant NPR (équivalent de France Inter). On boit un verre de vin. On dine. Tout est servi dans des jolis plats en céramique.

Avant de quitter le nid, je croyais que tout le monde servait le café dans des mugs artisanaux, le guacamole dans un joli bol. Maintenant je me rends compte, hélas, que ce n'est pas le cas. C'était un plaisir pour moi de retrouver les céramiques de mes parents, et notamment celles de Cheri Haring, une potière qui a vendu plusieurs pièces à ma mère dans les années 90.

Parmi les mugs, il y en a un de Cheri Haring que j'aimerais bien imiter :
La couleur n'est pas terrible, mais la forme est vraiment superbe!

Et puis elle a fait aussi ce calice. Chez mes parents, c'est ma pièce préférée.


C'est une chance d'avoir des parents qui apprécient des objets utilitaires qui sont tout de même beau. Leur choix d'objets reflète souvent une appréciation des formes de la nature.

Ça faisait du bien d'y aller, de retrouver la famille, caresser le chat, tondre le gazon (gazon sauvage parsemé d'herbes de toute sorte, pas comme la verdure parfaitement chimique des voisins), et retrouver le poisson de ma grande mère dans la fenêtre.



dimanche 29 avril 2012

Je suis la chasseresse de lézards

Je vous ai promis un article sur le Pays basque, mais j'ai eu du mal à m'y mettre, car il y a le four à remplir, de la terre recyclée qui est prête à tourner, un poisson pot-à-fleurs en grès chamotté à peaufiner, et la déclaration d'impôts à faire. Je vous laisse deviner ce que je vais faire en dernier !

A la base, nous sommes partis voir une cuisson à bois, mais pendant le refroidissement du four nous sommes partis à l'aventure. En louant la voiture, on a dit non au GPS : avec notre vielle carte de la France datant d'il y a plus de 10 ans, nous étions prêts pour tout ! L'objectif était de voir la mer et de se balader dans les montagnes. En Pyrénées Atlantiques, les deux se rencontrent.

Une énorme plage sans fin donne sur le golfe de Gascogne.

En allant vers le Sud, on s'est subitement trouvé en Espagne. Nous nous sommes arrêtés dans un "parc naturel" qui avait l'air d'être un terrain vague trop proche de l’aéroport en face pour être vendu à un développeur immobilier. Cela dit, c'était au bord d'un estuaire, et on y a vu pas mal d'animaux.
Chevalier gambette
Cormorants, dont un décapité ?

Eider à duvet

Carcasse d'un bateau

Je suis la chasseresse de lézards ! 



 Ils sont trop cools, ces mini-dinosaures qui aiment les bains de soleil.

Il faisait beau. Dans un autre parc en Espagne (un vrai, celui-ci) on s'est baladé en longeant la côte. 


Il y avait des genêts partout, jaune éclatant. 






Et j'ai découvert pour la première fois 
les asphodèles, fleur blanche comme
 une explosion d'étoiles.


Nos prochaines balades étaient dans les montagnes. Il ne faisait plus beau (le mois de pluie avait commencé). Nous nous sommes réfugiés dans des cavernes, comme les hommes préhistoriques. Je n'ai pas d'images à partager car dans les grottes du coin (enfin, celles qu'on a visité) on n'a pas le droit de prendre des photos. Nous avons trouvé les grottes d'Isturitz et Oxocelhaya spectaculaires. Les deux grottes sont deux cavernes creusées par la même rivière. Apparemment une troisième caverne est située encore en dessous, et la rivière y coule encore. Dans la partie ouverte à la visite, on peut voir des animaux qui ont été taillés dans la roche par des hommes préhistoriques. On y trouve également des stalactites, des stalagmites, et des minéraux qui étincellent dans la lumière électrique.

En sortant de la grotte, nous avons décidé d'aller visiter une fromagerie. C'était une bonne décision ! La fromagerie d'Agour était très intéressante. Nous avons découvert tous les stades de la production de fromage...


... et nous sommes partis avec un fromage de chèvre (St. Sauveur) et deux fromages de brebis (un Ossau-Iraty et un autre dont on a oublié le nom).


La voiture sentais la brebis, mais on s'en foutait. C'était tellement bon.


Agour a deux fromageries. Nous avons visité la petite qui est perchée sur le flanc de la montagne. En partant de la fromagerie, on a demandé si on avait le temps d'arriver dans un village avant la tombée de la nuit. Et c'est comme ça qu'on a atterri dans Larrau. Mais seulement après avoir passé le col.



Larrau est un petit village caché dans les montagnes, d'où on a fait une belle randonnée - ou, comme dirait A, "on s'est tapés 18 bornes sous la pluie".

Non, mais au début, il ne pleuvait pas. On a longé cette crevasse:


J'admets avoir un peu retouché ces deux photos pour qu'on voit la crevasse. Super difficile à prendre en photo, et vraiment génial dans la réalité ! Il y avait un bruit de fond - c'était l'eau qui coulait. Dans chaque courbe de la crevasse, dans chaque fissure noire, l'eau ruisselait.


Il y avait tellement d'eau qu'on a trouvé des têtards dans un flaque au milieu du chemin !


C'est à ce moment là (à mi-chemin, je dirais) qu'il a commencé à pleuvoir. Le bruit de l'eau est devenu plus fort. On a tranquillement marché sous la pluie.


A la fin de notre randonnée nous étions tellement trempés qu'on a décidé de rester une deuxième nuit à Larrau.

Le jour d'après, nous sommes retournés à Morlanne pour le défournement. Ensuite nous sommes rentrés, en passant par la côte Atlantique, où j'ai insisté que nous visitions la dune de Pyla. Après tout, qui peu résister aux sables mouvants ?


On a dit au revoir à la mer, on a pris le train à Bordeaux, et nous sommes rentrés à Paris. Le métro nous a semblé onirique et la ville étrange.